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18 et 20 ans requis contre deux anciens chefs présumés de l'ETA |
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25-11-2009 |
PARIS, 25 nov 2009 (AFP) - Des peines de 18 et 20 années de réclusion criminelle ont été requises mercredi contre deux anciens chefs présumés de l'organisation séparatiste basque ETA, respectivement Gorka Palacios Alday et Juan Ibon Fernandez Iradi, dit "Susper", jugés devant les assises spéciales de Paris notamment pour des tentatives d'extorsion de fonds.
Une peine de 15 ans de réclusion a été réclamée contre Juan Luis Rubenach Roig, qui, selon l'avocat général Olivier Bray, "travaille depuis toujours" avec Palacios. Contre Inigo Vallejo Franco et José Miguel Almando Erviti, jamais condamné mais appartenant selon le procureur à "la logistique de l'ETA", ont été requis douze ans de réclusion. Contre Patxi Abad Urkixo, au casier judiciaire vierge, M. Bray a réclamé huit ans de réclusion en reconnaissant ignorer sa "place dans l'appareil de l'ETA". Une condamnation à cinq ans de réclusion a été requise contre une Française de 27 ans, Garazi Aldana, seule jugée libre. Elle est soupçonnée d'avoir loué pour le compte de l'ETA plusieurs logements en France, dont ceux où ont été arrêtés les accusées en décembre 2003. Elle est la seule à ne pas encourir une mesure de sûreté des 2/3 de la peine requise pour les six autres accusés. Une interdiction définitive du territoire français été réclamée pour chacun. L'avocat général a affirmé sa conviction d'avoir à faire, en la personne des deux principaux accusés, à des "têtes de gondole" de l'appareil militaire de l'ETA du début des années 2000. "Susper", 37 ans, a été condamné en février 2008 à 30 ans de réclusion pour avoir tiré sur un gendarme en 2001 dans le sud-ouest de la France. Trois mois plus tard, en mai, il a écopé de 15 ans supplémentaires en tant qu'ancien chef de l'appareil militaire d'ETA. Gorka Palacios Alday, 35 ans, chef présumé des commandos militaires d'ETA, est accusé par la police espagnole d'avoir participé à l'assassinat du général Justo Oreja Pedraza en juin 2001 à Madrid, tout comme Juan Luis Rubenach Roig. Les accusés doivent répondre de la découverte d'armes, de faux documents, d'éléments et de manuels pour la fabrication d'explosif dans plusieurs de leurs "planques" présumées du sud-ouest de la France. 125 lettres d'extorsion de fonds envoyées à des entrepreneurs espagnols ont également été retrouvées à ces adresses. Dans ces lettres, ETA exigeait un "impôt révolutionnaire" d'un montant compris entre 30.000 et 360.000 euros, menaçant ses destinataires de conséquences graves en cas de non-versement des sommes. Après les plaidoiries de la défense mercredi après-midi, le verdict est attendu jeudi.
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