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PARIS, 11 mars 2009 (AFP) - Les juges ont clos leur instruction après six ans d'enquête sur une présumée falsification des comptes d'Altran Technologies pour dissimuler un recul de l'activité de cette société d'informatique en 2001 et 2002, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Une information judiciaire, confiée à Philippe Courroye, avait été ouverte en février 2003 pour "abus de bien sociaux, complicité et recel, publication de fausses informations". Le juge d'instruction Jean-Christophe Hullin avait depuis succédé à M. Courroye, devenu procureur à Nanterre. M. Hullin a clos l'enquête à la mi-janvier 2009, a-t-on appris de même source. La justice cherche à savoir si les dirigeants d'Altran ont gonflé artificiellement les comptes de la société pour dissimuler un recul de l'activité en 2001 et au premier semestre 2002. Au total, huit personnes ont été mises en examen dans ce dossier, notamment pour "complicité de diffusion d'informations fausses ou trompeuses" et "présentation de comptes infidèle". Parmi elles figurent les deux anciens dirigeants et cofondateurs du groupe, Alexis Kniazeff et Hubert Martigny, ainsi que l'ancien directeur général, Michel Friedlander. Les mis en examen et parties civiles disposent désormais d'un délai de trois mois pour demander d'éventuels actes complémentaires au juge avant que le parquet ne prenne ses réquisitions. Le juge se prononcera ensuite sur un éventuel renvoi des mis en cause devant le tribunal correctionnel. Parmi les manipulations comptables relevées par l'instruction et par un rapport d'expertise figurent l'émission par des filiales d'Altran de fausses factures pour une valeur de 105 millions d'euros. mat/jag/db
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