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Violences présumées au festival de Cannes 2004: non-lieu pour un policier |
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31-03-2008 |
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NICE, 31 mars 2008 (AFP) - Un non-lieu a été rendu par la cour d'appel d'Aix-en-Provence en faveur d'un policier soupçonné de violences sur un cameraman de France 3, lors des manifestations d'intermittents du spectacle qui ont marqué le festival de Cannes 2004, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Ce non-lieu confirme une décision rendue par le parquet de Grasse (Alpes-Maritimes) en 2006. Un policier de la BAC venu en renfort pour la période du festival de Cannes avait le statut de témoin assisté dans cette procédure ouverte pour "violences volontaires". Gwenaël Rihet, caméraman de France 3 qui couvrait une manifestation d'intermittents du spectacle le 15 mai 2004, avait porté plainte affirmant avoir été jeté à terre et menotté avant d'être emmené au commissariat par les forces de l'ordre qui tentaient de disperser le rassemblement. Un traumatisme crânien ainsi qu'une plaie à la tête ayant nécessité plusieurs points de suture avaient été diagnostiqués. Me Franck De Vita, avocat du policier incriminé, a qualifié la décision "d'extrêmement logique dans la mesure où l'exploitation de toutes les images tournées par des médias nationaux n'ont pas permis de confirmer l'accusation". "Avant de donner des leçons sur les droits de l'homme en Chine, la France ferait bien de regarder ce qui se passe chez elle", a réagi Me Frédéric de Baëts, avocat du plaignant, affirmant que toutes les images de l'incident n'ont pas été visionnées. Un recours devant la cour de cassation a été déposé, a-t-il ajouté. En novembre 2005, un policier cannois jugé pour des violences présumées sur un manifestant lors d'un autre rassemblement d'intermittents au moment du festival du film 2004, avait été relaxé.
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