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PARIS, 2 avr 2009 (AFP) - Synergie (second syndicat d'officiers de police) a jugé jeudi "injustifiée" la mise en cause, dans un livre, des méthodes d'enquête de la police par la mère d'Ilan Halimi, ce jeune homme juif séquestré pendant 24 jours avant d'être assassiné en janvier 2006.
"Nos collègues enquêteurs (de la brigade criminelle) comprennent la douleur de la mère", Ruth Halimi, a déclaré à l'AFP un responsable de Synergie, Christophe Gesset. "Mais c'est injustifié et ces critiques sont incohérentes". "Tout a été fait pour que l'enquête aboutisse", a fait valoir M. Gesset ajoutant "se faire l"écho" des enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire (PJ) parisienne, "tenus au droit de réserve". "Nous avons eu affaire à des ravisseurs amateurs et le sort de la victime était scellé d'avance", a plaidé M. Gesset. "C'est bien sûr un échec car il est rare, en France, que la victime d'un enlèvement soit retrouvée morte mais tout a été tenté", a-t-il ajouté évoquant par ailleurs des "failles", de Mme Halimi, "dans sa collaboration" avec la criminelle "au début de l'enquête". Ruth Halimi, la mère d'Ilan met en cause les méthodes d'enquête de la police durant cet enlèvement dans un livre, "24 jours, la vérité sur la mort d'Ilan Halimi", à paraître jeudi. Tenue au silence par la PJ, qui n'avait alerté ni les médias ni les commissariats, la famille d'Ilan recevra près de 700 appels téléphoniques des auteurs de ce rapt sanglant, dont Youssouf Fofana. M. Fofana et 27 autres auteurs présumés de l'enlèvement répondront devant la cour d'assises des mineurs de Paris à partir du 29 avril. rb/ed/bfr
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