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PARIS, 20 sept 2007 (AFP) - Le policier Antoine Granomort, condamné en avril à une peine de prison avec sursis pour escroquerie, a comparu pour les faits liés à cette condamnation mercredi devant le conseil de discipline qui a proposé sa révocation, a-t-on appris de sources syndicales policières.
La révocation définitive du policier, qui avait tué un supporteur du PSG le 23 novembre 2006, appartient en dernier recours au ministre de l'Intérieur, le conseil de discipline proposant une sanction, selon ces sources confirmant une information d'Europe 1. En règle générale, les avis du conseil, composé à parité de représentants de l'administration et des syndicats policiers, sont suivis par le ministre ou les autorités policières. Le policier a été condamné le 3 avril par le tribunal correctionnel de Paris à cinq mois d'emprisonnement avec sursis pour une escroquerie et pour avoir faussement affirmé avoir été victime d'un enlèvement. Le tribunal n'avait en revanche pas prononcé d'interdiction définitive d'exercice de la fonction de policier, comme l'avait réclamé lors du procès la procureure de la République. En mai 2004, M. Granomort s'était dit victime d'un enlèvement suivi d'une séquestration accompagnée, selon lui, de violences et d'un viol collectif. L'enquête avait conclu à une "dénonciation mensongère" et établi qu'il s'était agi en réalité d'une escroquerie. Antoine Granomort, policier au Service régional de police des transports (SRPT) avait, le soir du 23 novembre 2006, tué un supporteur "ultra" du Paris-SG, Julien Quemener, lors d'une échauffourée après un match contre le club israélien Hapoël-Tel-Aviv. Ce soir-là, il avait tiré sur des hooligans qui, selon plusieurs témoignages, l'assaillaient après qu'il eut protégé un autre supporteur. Lors de son procès pour les faits d'escroquerie, son avocate, Me Florence Rault, avait plaidé que son client a commis un "dérapage accidentel". "C'est un sale type ou un gars bien? Il est comme tout le monde, il a des défauts", avait-elle dit.
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