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PARIS, 24 sept 2008 (AFP) - Deux commissaires de police de haut rang plaident en faveur de "sanctions dissuasives" contre les policiers se livrant à la "tricoche" c'est-à-dire à la corruption ou le trafic d'influence dans le domaine de l'intelligence économique.
Dans une tribune à paraître début octobre dans le journal du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN, majoritaire), dont l'AFP a eu connaissance mercredi, les deux commissaires fustigent ces pratiques.Thierry Callies et Patrice Demoly, respectivement chefs de la policejudiciaire des Hauts-de-Seine et de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), réclament des "sanctions dissuasives" et une "réelle politique pénale de contrôle" pour tous les "fonctionnaires d'autorité", gendarmes, policiers ou magistrats, qui se livrent à la "tricoche". "La +tricoche+ désignait autrefois les petits arrangements entre certains policiers et commerçants" et "dissimule aujourd'hui des infractions plus graves: corruption, trafic d'influence ou bien encore violation et recel du secret professionnel", écrivent-ils. Ils ciblent à cet égard ce qui relève de la "face cachée de l'intelligence économique" et les agents de recherche privée (ARP) qui ont parfois recours au"carnet d'adresse d'anciens fonctionnaires" moyennant finances pour obtenirdes informations confidentielles.
Les deux commissaires mettent en garde contre ces pratiques, un sujet souvent tabou dans la police et la gendarmerie, appelant le "corps descommissaires" de police à "prendre sa place dans la réflexion" engagée, parexemple, par le ministère de l'Intérieur afin de moraliser et encadrer les ARP.
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