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l'ancien commandant de la gendarmerie de Corse, le colonel Henri Mazères, et l'ex-directeur de cabinet du préfet, Gérard Pardini, ont été condamnés tous deux à deux ans et demi de prison, dont six mois ferme, et deux ans d'interdiction de leurs droits civiques et civils. Le tribunal a en outre infligé deux ans de prison, dont six mois ferme, à Norbert Ambrosse, l'ancien commandant du Groupe de pelotons de sécurité (GPS), qui avait participé avec quatre autres gendarmes à l'incendie du restaurant de plage Chez Francis.
Contre ces quatre gendarmes, les juges ont prononcé une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis. Le jugement a été prononcé en présence de Bernard Bonnet, au côté de son nouvel avocat, Me Jacques Vergès, et des sept autres prévenus. Contre MM. Bonnet et Mazères, le tribunal est resté en-deçà des réquisitions prononcées le 5 décembre par le procureur Patrick Mathé. Ce dernier avait réclamé quatre ans de prison, dont trois ferme, contre l'ancien préfet de Corse, le seul à nier sa participation aux faits. Il le désignait comme le "donneur d'ordres", celui qui, exaspéré par les résistances à son action de "rétablissement de l'Etat de droit", aurait ordonné d'incendier les paillotes Aria Marina le 7 mars 1999 et Chez Francis le 20 avril suivant. Le préfet Bonnet, qui a passé deux mois en détention provisoire au début de l'affaire mais toujours protesté de son innocence, malgré les accusations portées contre lui par MM. Mazères et Pardini, avait annoncé avant le jugement qu'il ferait appel s'il n'obtenait pas une "relaxe pure et simple". A l'audience le 5 décembre, deux jours avant la fin d'un procès de trois semaines, le ministère public avait requis trois ans de prison, dont deux ferme, contre le colonel Henri Mazères, deux ans, dont six mois ferme, contre Gérard Pardini.Il avait encore demandé au tribunal de condamner les cinq membres du GPS à des peines allant d'un an d'emprisonnement avec sursis, pour le chauffeur du commando Eric Moulié, à deux ans, dont six mois ferme, contre Norbert Ambrosse. Dans cette affaire qui a valu au gouvernement Jospin l'une de ses crises les plus graves, l'ancien préfet de Corse a constamment dénoncé un "complot", ourdi contre lui au sein du gouvernement, de la gendarmerie ou de la magistrature. Le Figaro
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