|
Un rappeur relaxé dans un procès en diffamation envers la police |
|
|
|
25-09-2008 |
VERSAILLES, 24 sept 2008 (AFP) - La cour d'appel de Versailles a relaxé mardi Hamé, un des rappeurs du groupe "La Rumeur", poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins", a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
VERSAILLES, 24 sept 2008 (AFP) - La cour d'appel de Versailles a relaxé mardi Hamé, un des rappeurs du groupe "La Rumeur", poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins", a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Cette décision met un terme à un long feuilleton judiciaire qui avait déjà valu au rappeur de 32 ans deux relaxes, dont une cassée par la Cour de Cassation en juillet 2007. En juin 2006, la cour d'appel de Paris avait confirmé la relaxe prononcée par le tribunal correctionnel en faveur d'Hamé, poursuivi pour des propos publiés en avril 2002 dans un fanzine accompagnant la sortie d'un album de son groupe, à une époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur. "Les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété", avait notamment écrit Mohamed Bourokba, dit Hamé. "Le passage relevé apparaît particulièrement imprécis à la fois dans l'espace et dans le temps et ne saurait être rattaché, fut-ce indirectement, à des épisodes précis d'affrontement tels que des ratonnades", précise l'arrêt rendu par la cour d'appel de Versailles. "Les propos incriminés ainsi replacés dans leur contexte ne constituent qu'une critique violente et générale des comportements abusifs susceptibles d'être reprochés sur une période d'un demi-siècle aux "forces de police" à l'occasion d'évènements pris dans leur globalité" est-il ajouté dans l'arrêt. kap/il/phi
|