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S'il n'avait pas l'âme d'un combattant, Paul-Loup Sultizer jetterait l'éponge. « La justice a eu la main lourde, mais je vais faire appel », réagit l'écrivain condamné hier par la l1e chambre correctionnelle de Paris à six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour fraude fiscale.
L'auteur à succès ne collectionne plus que les déboires. « Je suis victime d'un véritable acharnement », se plaint-il, déplorant que toutes ses propositions pour régulariser sa dette fiscale lui aient été refusées.Dans ce dossier, le fisc accuse Sulitzer de lui avoir caché 195 000 euros.Une histoire banale si elle n'était pas liée à l'affaire Falcone, du nom de ce sulfureux intermédiaire de ventes d'armes en Angola, un dossier dans lequel PIS est mis en examen pour « recels d'abus de confianœ et d'abus de bien sociaux» par le juge Philippe Courroye. Ces 195000 euros ont été versés en 1998 parPierre Falcone en contrepartie de conseils en image et communication apportés par l'écrivain. « Je n'ai rien à voir avec ce trafic d'armes » « L'affaire Falcone se révèle grosse pourvoyeuse de dossiers de fraude fiscale », avait estimé le procureur au procès de Sulitzer, le 26 mai dernier, ce même magistrat doutant de la réalité de la prestation fournie par Sulitzer à Falcone. « On m'a payé parce que j'ai travaillé pour ses relations publiques », proteste l'écrivain.En réalité, l'auteur à succès aurait proposé à Falcone de faire jouer son carnet d'adresses pour lui présenter le président angolais Dos Santos. « On lui a versé un acompte, il a empoché et point final », résume un proche du dossier.Fictifs ou pas. ces 195000 euros n'ont pas été déclarés et l'auteur de «Money » s'est retrouvé en correctionnelle."Dans ce type de dossier, on essaye de passer un accord de règlement avant d'arriver à la barre du tribunal", indique Me Duret, l'avocat de Sulitzer. Ce dernier avait suggéré qu'une partie des 450 000 euros versés pour la caution dans l'instruction Falcone soit affectée au règlement de cette dette fiscale. « Lejuge Courroye a toujours refusé », explique Sulitzer, qui regrette le manque de clémence de la 11e chambre.Menacé d'un nouveau procès pénal dans l'affaire Falcone, il se défend: « Je n'ai rien à voir avec ce trafic d'armes. Je ne suis même pas capable d'acheter un pistolet en plastique pour ma fille ! Sur la paille, Sulitzer, vit avec sa compagne Eva dans un appartement prêté par un ami. il a sur le dos deux autres contrôles fiscaux, sans parler des démêlés judiciaires avec sa femme. Consolation, les ventes de son 36ème roman, « le Conglomérat », sont correctes. « Mais l'argent est aussitôt saisi », nuance Sulitzer, qui rédige ses mémoires en promettant de croustillantes révélations. source: Geoffroy Tomasovitch, le parisien
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