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BOBIGNY, 15 jan 2009 (AFP) - Moussa Kouissi, 29 ans, ex amant de la chanteuse Amel Bent jugé depuis jeudi matin devant la cour d'assises de Bobigny pour l'assassinat d'un homme qui lui devait de l'argent, en 2006 à Pantin, a déclaré avoir tué dans la "panique", après une première bagarre.
"Il a fait un geste pour saisir mon arme (...) j'ai tiré par panique", a déclaré l'accusé au crâne rasé et au visage émacié, aujourd'hui séparé de la chanteuse de variétés lancée en 2004 par l'émission de M6 "La nouvelle star", qui n'était pas présente. S'exprimant toujours posément, cet ex-basketteur de bon niveau et animateur jeunesse de la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis), sans casier judiciaire, nie avoir eu l'intention de tuer Moustapha, 29 ans (et non 30), père de deux enfants en bas âge, qui l'avait le jour même "agressé" en déchargeant sur lui son pistolet à impulsions électriques Taser. A ses côtés, son neveu, Mehdi Guechtoum, 25 ans, accusé d'avoir porté des coups de pied à la tête de la victime agonisante, comparaît libre pour des faits correctionnels de "violences en réunion". Le 16 avril 2006, "j'ai vu deux cow-boys", a témoigné une habitante de la rue théâtre des deux altercations. Après avoir été paralysé par le Taser, Moussa était rentré chez lui. Il est revenu avec un pistolet 11,43 qu'il avait acquis quelques jours avant "pour se protéger". "Je voulais lui faire peur", "lui dire ses quatre vérités", assure Moussa. Il a reconnu trois tirs à faible distance (1,50m), dont deux ont atteint la victime, à l'abdomen et au thorax. Selon l'expert en balistique, la balle mortelle est entrée par le dos. Depuis plusieurs mois, une mystérieuse dette contractée par la victime auprès de Moussa envenimait les relations entre les deux hommes. Selon l'accusé, il s'agit de 1.000 euros provenant de la vente d'un scooter, dont l'existence n'a pas été établie. Selon la veuve, Moustapha avait reçu de Moussa un prêt de "40.000 euros" à sa sortie de prison, où il avait été incarcéré pour une affaire de stupéfiants. Moussa "pensait que mon mari aurait pu reprendre des activités de trafic pour le rembourser" mais "il s'était vraiment rangé" et "on ne pouvait pas le rembourser", a-t-elle déclaré, reprochant à l'accusé de salir son mari pour "défendre sa peau". Après une suspension d'audience, la soeur du principal accusé, et mère du second, a fait état de menaces de mort proférées au tribunal par un proche de la victime, mais contestées par ce dernier. Le procès s'est poursuivi dans un climat électrique. Le verdict sera rendu vendredi soir. shu/sst/DS
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