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Dopage - L'entraîneur d'athlétisme Carmen Hodos et son époux condamnés |
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25-10-2008 |
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NANTERRE, 24 oct 2008 (AFP) - L'entraîneur d'athlétisme d'origine roumaine Carmen Hodos et son mari Silviu ont été condamnés à des peines de prison vendredi par le tribunal correctionnel de Nanterre pour détention et aide à l'usage de produits dopants, huit ans après le début de l'affaire.
Carmen Hodos, 56 ans, a été condamnée à un an de prison, dont trois mois ferme, soit le temps qu'elle avait passé en détention provisoire dans cette affaire. Son mari, 61 ans, a écopé de neuf mois de prison avec sursis. Les deux époux ont en outre été condamnés à un euro symbolique de dommages et intérêts et 5.000 euros de frais d'avocat à rembourser à la Fédération française d'athlétisme (FFA), partie civile au procès. Carmen et Silviu Hodos avaient été arrêtés et placés en garde à vue en juin 2000 à la suite d'une perquisition à leur domicile de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) où différents produits interdits avaient été retrouvés, notamment de l'érythropoïétine (EPO) et différentes sortes de testostérone. L'avocat de la FFA, Me Paul Mauriac, tout en se disant "très satisfait" du jugement, a regretté que "l'enquête ne soit pas allée assez loin, alors que manifestement il s'agissait d'une filière de dopage roumain, avec des liens au Maghreb". Lors de l'audience, le débat a principalement porté sur le délit d'aide à l'usage de produits dopants, l'avocat des époux Hodos, Me Philippe Van der Meulen, faisant valoir qu'aucun athlète n'avait été contrôlé positif dans le cadre de l'affaire, ni en compétition ni à l'entraînement. Le vice-procureur de Nanterre, Jacques Hossaert, a requis une condamnation pour les deux prévenus, mais seulement pour détention de produits dopants, et non pour aide à l'usage. Après la clôture de l'instruction, il avait déjà requis un non-lieu pour ce délit. Arrivée en France en 1977, après une carrière d'athlète (sprint, longueur) internationale en Roumanie, Carmen Hodos s'était rapidement imposée, au Club sportif municipal (CSM) de Clamart, comme entraîneur à succès des épreuves combinées, avec notamment Christian Plaziat dans ses rangs. Elle avait dû affronter les premières rumeurs concernant le dopage après une enquête de l'hebdomadaire sportif L'Equipe magazine, en octobre 1987. Contacté par l'AFP, le cabinet d'avocats de Me Philippe Van der Meulen n'a pas indiqué si le couple avait décidé de faire appel. arb/pga/jfm
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