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MONTPELLIER, 8 avr 2008 (AFP) - La cour d'appel de Montpellier a confirmé mardi la condamnation de Lueyi Dovy, champion de France du 100 mètres, prononcée en première instance pour "acquisition, détention et transport" de substances vénéneuses, en l'occurrence de l'hormone de croissance.
L'arrêt de la cour d'appel confirme l'amende de 500 euros fixée par le tribunal de grande instance de Perpignan en mars 2007, M. Dovy devant s'acquitter d'une somme supplémentaire de 450 euros. La condamnation de Lueyi Dovy, sacré champion du monde 2005 du relais 4X100 m, pourrait être lourde de conséquences pour sa carrière sportive. Lors de l'audience de la cour d'appel, début mars, Michel Marle, vice-président de la Fédération française d'athlétisme (FFA), a indiqué que la commission disciplinaire de la FFA, partie civile dans cette affaire, devait se réunir dans les quinze jours à trois semaines. Le sprinteur risque de l'avertissement à deux ans de suspension au maximum. Selon Michel Marle qui ne voyait pas comment cet athlète pourrait être sélectionné pour les JO de Pékin, "un athlète, s'il est prouvé par le tribunal qu'il a détenu des produits, ne peut pas être qualifié par le sélectionneur en équipe de France". En 2005, une information judiciaire avait été ouverte concernant un gérant de hammam de Perpignan, accusé de vendre des produits dopants à son entourage. Les enquêteurs avaient découvert des messages échangés avec Lueyi Dovy qui, selon l'accusation, avait remis une ampoule de 12 mg d'hormone de croissance à sa soeur pour la dissimuler à une éventuelle enquête. "Je n'ai jamais donné ce produit à ma soeur", a affirmé le sportif lors de l'audience, indiquant comme en première instance qu'il s'agissait de cortisone, un produit toutefois interdit. L'athlète a bénéficié d'un non-lieu pour sa mise en examen pour dopage.
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