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Bettina Rheims condamnée pour avoir photographié l'oeuvre d'un autre |
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13-11-2008 |
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PARIS, 13 nov 2008 (AFP) - La Cour de cassation a débouté jeudi la photographe Bettina Rheims et rendu définitive sa condamnation pour avoir utilisé dans l'un de ses clichés l'oeuvre d'un artiste-plasticien allemand, Jakob Gautel.
En juin 2006, la cour d'appel de Paris avait jugé Bettina Rheims coupable de contrefaçon et l'avait condamnée à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à M. Gautel. La photographe s'était alors pourvue en cassation, mais jeudi la première chambre civile de la Cour a rejeté ce pourvoi. L'affaire trouve son origine à l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, devenu un lieu de création contemporaine particulièrement actif. M. Gautel est l'auteur d'une oeuvre intitulée "Paradis" qu'il a créée pour une exposition organisée en 1990, en apposant le mot "Paradis", en lettres d'or, apparemment usées, au-dessus de la porte des toilettes de l'ancien dortoir des alcooliques de l'établissement. Des photographies de cette oeuvre avaient ensuite été exposées lors d'une manifestation intitulée "Parlez-moi d'amour". Mais en 2002, M. Gautel a constaté que Bettina Rheims avait utilisé son oeuvre, sans son consentement, pour réaliser un triptyque intitulé "La nouvelle Eve", exposé, offert à la vente dans une galerie d'art et reproduit dans un ouvrage édité chez Albin Michel. Dans la décision rendue jeudi, la Cour de cassation a estimé que la cour d'appel avait justement considéré que l'oeuvre de M. Gautel, qui a consisté "à apposer un mot dans un lieu particulier en le détournant de son sens commun", était bien protégée par le droit d'auteur. A ce titre, Mme Rheims s'est bien rendue coupable de contrefaçon. dom/sst/dlm
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