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Affaire Polanski: "honte à la justice californienne" |
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23-04-2010 |
PARIS, 23 avr 2010 (AFP) - L'écrivain-philosophe Bernard-Henri Lévy, qui avait été le premier à lancer une pétition de soutien à Roman Polanski, s'est indigné vendredi du refus d'une cour d'appel américaine de juger par contumace le cinéaste franco-polonais, assigné à résidence en Suisse.
"Honte à cette cour d'appel qui vient, une fois de plus, de déshonorer la justice californienne", s'exclame BHL sur son site La Règle du Jeu. "Honte à ces juges, ivres d'eux-mêmes et de spectacle, qui n'avaient manifestement en tête qu'une idée: voir Roman Polanski humilié devant le tribunal de l'opinion", poursuit-il. "Honte, aux Etats-Unis et ailleurs, à tous ceux que ne révolte pas cet acharnement d'un autre âge, cette cruauté qui tourne à la rage, cette obsession pédophile de toute une société", écrit-il. "Puisse la justice helvétique qui aura à juger des suites à donner, ou non, à la demande d'extradition, ne pas céder à l'intimidation", ajoute BHL. La cour d'appel du 2e district de Californie a confirmé jeudi une décision rendue en première instance selon laquelle M. Polanski devait "être présent" lors de son jugement, ouvrant la voie à son extradition. La Suisse a indiqué vendredi attendre d'être informée par les Etats-Unis avant de décider si elle extrade ou non Roman Polanski vers ce pays. Le réalisateur du "Pianiste" avait été arrêté le 26 septembre 2009 à son arrivée à Zurich sur mandat d'arrêt américain pour "relations sexuelles illégales" avec une adolescente de 13 ans en 1977. Emprisonné pendant plus de deux mois, il avait été libéré le 4 décembre après le paiement d'une caution de trois millions d'euros et assigné à résidence à Gstaad dans l'attente d'une éventuelle extradition. M. Polanski, qui avait reconnu les faits après une plainte des parents de l'adolescente, s'était enfui des Etats-Unis en 1978 avant d'être jugé. Il n'y est plus jamais retourné depuis.
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