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Suicide en prison du maire de Saint-Cyprien: plainte de sa veuve contre l'Etat |
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08-10-2009 |
PERPIGNAN, 8 oct 2009 (AFP) - La veuve de Jacques Bouille, maire UMP de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) qui s'était suicidé en prison en mai avec une ceinture et un lacet, a déposé plainte contre l'Etat, a annoncé jeudi à l'AFP son avocat Gérard Deplanque.
Me Deplanque a indiqué avoir présenté mercredi un recours de pleine juridiction devant le tribunal administratif de Montpellier demandant la condamnation de l'Etat à payer des indemnités à la veuve de M. Bouille "du fait d'une faute grave qui a été commise par les services pénitentiaires". Incarcéré depuis fin 2008 pour "prise illégale d'intérêts et corruption", Jacques Bouille s'était suicidé dans la nuit du 23 au 24 mai à la prison de Perpignan, où il était en détention provisoire. "Toutes les autorités étaient prévenues de ce qu'il avait l'intention de se suicider (...) Malgré ça, on n'a rien fait pour qu'il soit suffisamment surveillé", a affirmé l'avocat, dénonçant "la négligence de l'administration pénitentiaire, doublée d'une incompréhension totale de la part des services de la justice". Au titre de l'article D273 du Code de procédure pénale, les détenus ne peuvent garder en leur possession aucun objet pouvant permettre de se suicider, a-t-il rappelé. "Plus l'Etat sera condamné dans ce genre d'affaires et moins de suicides il y aura en prison", a fait valoir Me Deplanque. La veuve de M. Bouille réclame des indemnités de plus d'un million d'euros au titre du préjudice matériel et financier et de 100.000 euros pour le préjudice moral. Maire depuis 1989 de la cité balnéaire de Saint-Cyprien, conseiller général et ancien secrétaire départemental de l'UMP, Jacques Bouille, qui était médecin, avait été mis en examen et incarcéré en décembre 2008 pour "blanchiment, corruption par personne exerçant un mandat électoral, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, détournement de biens publics, entrave à la manifestation de la vérité, subornation de témoins, faux et usage de faux".
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