|
relaxe d'un ancien directeur du protocole accusé de corruption |
|
|
|
|
03-11-2009 |
NICE, 3 nov 2009 (AFP) - Un ancien directeur du protocole de la mairie de Nice, qui était soupçonné d'avoir touché un pot de vin dans le cadre de l'affaire Sulzer, la dernière grande affaire politico-judiciaire de la précédente mandature, a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel.
Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas de charge suffisante contre Martial Meunier, haut fonctionnaire qui exerçait sous l'autorité de l'ancien maire de Nice Jacques Peyrat (UMP), battu aux dernières élections par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi. Le tribunal a en revanche condamné à six mois de prison ferme un marchand de biens de la ville, Pierre Reynaud, également accusé de corruption. "L'affaire Sulzer", du nom d'un parking situé sur la Promenade des Anglais, face à la mer, a défrayé la chronique locale. Pierre Reynaud était accusé d'avoir versé des commissions occultes pour faire attribuer l'emplacement du parking Sulzer à un groupe financier désireux d'y faire construire un hôtel de luxe. Il avait versé 5.000 euros sur le compte de Martial Meunier, un pourcentage minime de la commission qui devait être perçue s'il remportait le projet.Martial Meunier avait évoqué un crédit pour éponger une dette de jeu. Lors de l'audience, en septembre dernier, l'ancien maire Jacques Peyrat avait déclaré que ni Martial Meunier ni aucun autre de ses fonctionnaires ne lui avait parlé d'un projet concernant le fameux parking, où aucun hôtel n'a jusqu'à présent été construit.
|