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PERPIGNAN, 17 déc 2008 (AFP) - Le maire UMP de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), Jacques Bouille, son épouse et trois autres personnes ont été déférés au parquet mercredi à Perpignan dans le cadre d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts et corruption", a-t-on appris de source judiciaire.
Maire depuis 1989 de Saint-Cyprien, cité balnéaire, M. Bouille, son épouse et les trois autres personnes font l'objet d'une enquête préliminaire à la suite de l'achat par la commune de statuettes, tableaux de maîtres et oeuvres d'art, en 2006 et 2007, dont certaines auraient disparu. Le parquet a requis l'ouverture d'une information judiciaire à l'encontre de M. Bouille pour "blanchiment, corruption par personne exercant un mandat électoral, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, détournement de biens publics, entrave à la manifestation de la vérité, subornation de témoins, faux et usage de faux", a déclaré mercredi le procureur de la République de Perpignan, Jean-Pierre Dreno. Outre l'épouse du maire, Marie-Antoinette Bouille, les autres personnes sont un adjoint au maire, un gérant d'une société spécialisée dans les travaux électriques et une femme ayant une activité dans l'immobilier, toutes domiciliées à Saint-Cyprien. Elles sont soupçonnées notamment de "complicité et recel", a précisé le procureur au cours d'une conférence de presse. Les cinq personnes étaient en garde à vue depuis lundi à l'antenne du SRPJ de Perpignan et devaient être présentées mercredi soir devant un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen. Ces derniers jours, des perquisitions avaient eu lieu à la mairie et au domicile du maire, également conseiller général du canton de la Côte radieuse. cor-jlc/ndy/prh
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