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GAP, 29 nov 2007 (AFP) - La Cour de cassation a décidé de dépayser à Lyon l'instruction judiciaire ouverte à Gap pour malversations financières à l'encontre de l'ancien président de l'assemblée départementale et actuel maire (UMP) de Briançon, Alain Bayrou, a-t-on appris jeudi de source judiciaire à Grenoble.
Un juge d'instruction lyonnais va être désigné rapidement, et une mise en examen de M. Bayrou devrait intervenir au tout début de l'année prochaine, a indiqué la même source. Le conseil général des Hautes-Alpes avait dénoncé par courrier en octobre dernier les retards pris par la procédure. L'avocat de l'assemblée départementale, Me François Chevallier, avait "adressé un courrier solennel d'alerte de trois pages aux autorités", dans lequel il dénonçait le fait que la plainte déposée le 19 janvier 2005 par la nouvelle équipe du conseil général, passé à gauche en avril 2004, n'avait été suivie de réquisitions du procureur que le 26 septembre 2005 alors que, selon lui, quelques jours seulement étaient nécessaires. L'avocat a ajouté que le rapport d'expertise sur ces malversations avait été rendu le 23 février 2007 et que la commission rogatoire, accablante pour M. Bayrou car les enquêteurs suggèrent "de substituer l'infraction de détournements de fonds publics à celle d'abus de confiance qui avait été mentionnée initialement", n'avait été délivrée que le 9 juillet. "Alain Bayrou et son entourage auraient dû être mis en examen aussitôt, en juillet, alors que nous attendons toujours", avait déclaré Me Chevallier à l'AFP. La juge d'instruction de Gap, Christine Piccinin, dont les relations sont très mauvaises avec le procureur de Gap, Michel Selaries, avait demandé à être dessaisie du dossier. En juin 2004, le vice-président chargé des finances au conseil général, Gérard Fromm (PS), avait dénoncé des dépenses excessives (frais de bouche, tabac, hôtellerie, traiteur, fleurs, pâtisseries), représentant, selon lui, 800 euros par jour.
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