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huit mois avec sursis confirmée en appel pour Bruno Mégret |
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28-11-2007 |
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MARSEILLE, 28 nov 2007 (AFP) - La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé mercredi la condamnation du leader d'extrême-droite Bruno Mégret (MNR) à huit mois de prison avec sursis, un an d'inéligibilité et 8.000 euros d'amende pour complicité de détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles.
L'avocat général avait requis en appel, le 24 octobre, un alourdissement de la peine prononcée en première instance contre M. Mégret en demandant deux ans d'inéligibilité mais la cour n'a pas suivi ces réquisitions. Bruno Mégret quin'était pas présent à l'audience a aussitôt fait savoir dans un communiqué qu'il se pourvoyait en cassation "contre unedécision partisane". Cette démarche a pour effet de suspendre l'application de sa peine et notamment son néligibilité, ce qui devrait lui permettre de se présenter aux élections municipales à Marseille en mars 2008 comme il a déclaré en avoir l'intention. La femme de M. Mégret, Catherine qui était maire de Vitrolles à l'époque des faits, en 2000 et 2001, a également vue sa peine de première instance confirmée en appel: huit mois de prison avec sursis, un an d'inéligibilité et 8.000 euros d'amende, comme son mari. Elle était poursuivie pour détournement de fonds publics. Le couple était poursuivi pour avoir utilisé les fonds publics de Vitrolles pour payer quatre envois de courriers, sans rapport avec les intérêts des contribuables de la commune. Les deux derniers courriers, seuls reprochés à Bruno Mégret, avaient été envoyés pour solliciter les élus locaux afin qu'ils lui accordent leurs parrainages en vue de sa candidature à l'élection présidentielle. Plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires avaient été imprimés pour un montant total de 74.653 euros, entièrement pris en charge par la mairie. Cette somme avait par la suite été remboursée par le comité de campagne de M. Mégret.
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