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Philippe Courroye visé dans une plainte pour "détention arbitraire" |
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07-07-2007 |
PARIS, 1 juil 2007 (AFP) - Allain Guilloux, un avocat renvoyé dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, a déposé une plainte mercredi pour "détention arbitraire" dans laquelle il vise l'ex-juge Philippe Courroye, a indiqué une source proche du dossier confirmant une information du Journal du dimanche.
Cette plainte porte sur les 15 jours de détention provisoire et le contrôle judiciaire, et notamment l'interdiction de se rendre à son cabinet entre 2000 et 2002, que lui avaient imposés le juge Courroye et sa collègue Isabelle Prévost-Desprez. Me Guilloux avait, en juillet 2000, été mis en examen par les juges qui enquêtaient sur une affaire de faux et de blanchiment d'argent dans des transactions immobilières. Il avait été placé en détention provisoire pendant 15 jours puis remis en liberté sous contrôle judiciaire. Mais depuis l'avocat parisien fiscaliste a obtenu un non-lieu et dénonce dans sa plainte un "acharnement" des juges à son encontre, selon le JDD. Sa plainte avec constitution de partie civile contre X vise implicitement M. Courroye, aujourd'hui procureur de la République de Nanterre, et sa collègue Isabelle Prévost-Desprez, actuellement présidente d'une chambre correctionnelle dans le même tribunal. Les noms des deux magistrats sont cités dans le texte. Le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile entraîne quasi-automatiquement l'ouverture d'une information judiciaire. Me Guilloux était l'avocat de Pierre Falcone et d'Arcady Gaydamak, les deux personnages centraux du dossier des ventes d'armes à l'Angola dit "Angolagate". Sa mise en cause dans l'affaire de blanchiment a été suivie par celle de MM. Falcone et Gaydamak, ainsi que d'une quarantaine d'autres personnes dans le dossier de trafic illicite d'armes, instruite par les deux mêmes juges. L'avocat fait lui même partie des personnes qui seront jugées dans cette affaire. Il est renvoyé pour "trafic d'influence", "blanchiment" et "recel d'abus de biens sociaux". Comme plusieurs mis en cause de l'"Angolagate", dont Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua ou encore Paul-Loup Sulitzer, la justice le soupçonne d'avoir touché de l'argent de la part de MM. Falcone et Gaydamak en marge des ventes d'armes. L'avocat parisien aurait ainsi touché plus de 100.000 euros de la part de Brenco, la société de M. Falcone. Me Guilloux avait déjà déposé plainte avec MM. Mitterrand et Pasqua contre M. Courroye pour "faux en écriture publique" concernant un document de la procédure "Angolagate" antidaté. Cette procédure s'était soldée par un non-lieu.
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