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Une perquisition était en cours jeudi après-midi au domicile parisien de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dans le cadre de l'affaire Clearstream, a-t-on appris de source judiciaire.Cette perquisition intervient au lendemain de l'audition comme témoin assisté du général Philippe Rondot par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. Le militaire a été interrogé sur des fichiers retrouvés au terme d'une expertise informatique de son ordinateur portable.
Dans l'une de ces notes, le militaire écrit que Jean-Louis Gergorin, corbeau présumé de l'affaire, lui a confié, le 4 mai 2004, avoir reçu des instructions de Dominique de Villepin de rencontrer le juge Renaud van Ruymbeke. Dans une note ultérieure, Rondot écrit que selon Imad Lahoud, alors informaticien à EADS, M. Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président Jacques Chirac, de "balancer Nicolas Sarkozy". Longuement entendu mercredi, M. Rondot a confirmé l'authenticité des fichiers, précisant toutefois que les notes n'étaient que des retranscriptions de propos rapportés par Jean-Louis Gergorin ou Imad Lahoud, l'informaticien soupçonné d'avoir falsifié les listings Clearstream. Entendu pendant 17 heures le 22 décembre par les juges D'Huy et Pons, M. De Villepin avait indiqué être étranger à toute manipulation dans l'affaire Clearstream. Il avait expliqué aux juges avoir demandé deux enquêtes: l'une en tant que ministre des Affaires étrangères, confiée au général Rondot, après que M. Gergorin lui eut montré les listings en décembre 2004 et l'autre à la DST, six mois plus tard, lors de son passage place Beauvau. Tout a été fait, avait-il assuré, dans le cadre de ses fonctions ministérielles. Sur l'une des notes, datée de juin 2004, Rondot écrit que, selon Lahoud, Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président de la République, de "balancer Nicolas Sarkozy". Jeudi matin, dans un communiqué, M. De Villepin s'est défendu d'avoir cherché à compromettre "aucune personnalité politique dans l'affaire Clearstream", en l'occurrence Nicolas Sarkozy, et a demandé à bénéficier du statut de témoin assisté. Yahoo.fr
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