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Malgré une condamnation par la CJR, Pasqua se réjouit de "deux relaxes de plus" |
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30-04-2010 |
PARIS, 30 avr 2010 (AFP) - L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, s'est félicité d'avoir obtenu "deux relaxes de plus" après avoir été condamné vendredi par la Cour de Justice de la République à un an de prison avec sursis dans une affaire de malversations et relaxé pour les deux autres.
"C'est peut-être une condamnation avec sursis - nous verrons ce que nous en ferons - mais c'est aussi deux relaxes de plus", s'est réjoui M. Pasqua devant la presse. Charles Pasqua été condamné à un an de prison avec sursis pour complicité d'abus de biens sociaux et de recel dans l'affaire des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société d'exportation de matériel de police dépendant du ministère. Il a en revanche été blanchi dans les affaires du casino d'Annemasse, où il était notamment poursuivi pour corruption passive, et celle d'un pot-de-vin extorqué au groupe GEC-Alsthom en échange du déménagement d'une de ses filiales. "Les accusations de corruption ont disparu. Cela n'a pas résisté à l'examen objectif. Comment peut-on imaginer que je me sois laissé corrompre", s'est indigné M. Pasqua. Se disant "toujours aussi résolu et aussi combatif", Charles Pasqua a cité un poème de Victor Hugo, jugeant qu'il le "caractérise" : "Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent, ce sont ceux dont un grand dessein (ferme) emplit l'âme et le front". Il s'en est ensuite pris une nouvelle fois sans le nommer à Philippe Courroye, le magistrat qui avait enquêté sur ces trois affaires, dénonçant une "instruction construite à charge, de manière partiale". "Les gens qui comme moi se sont battus, ce n'est pas pour qu'une partie de l'instruction et des policiers se comportent comme dans un Etat totalitaire, c'est inacceptable", a-t-il dénoncé. "Il appartient au ministre de la Justice de tirer les conséquences de tout ce qui s'est dit au cours de l'audience concernant les outrances, les atteintes portées aux droits de la personne dans le cadre des gardes à vue", a-t-il estimé. "J'attends de mes collègues parlementaires qu'ils se saisissent de cela. La première chose à faire c'est une commission d'enquête", a ajouté le sénateur des Hauts-de-Seine. Annonçant qu'il se ferait à nouveau "entendre sur tous les sujets qui sont au coeur des préoccupations des Français", l'ancien ministre a demandé que la Justice soit dotée "des moyens nécessaires pour mettre un terme aux conditions ignobles dans lesquelles sont traités les gens, notamment ici au dépôt" du Palais de Justice de Paris, où les prévenus détenus attendent de comparaître devant leurs juges. "Ca vous étonnera peut-être, mais, en qualité d'ancien ministre de l'Intérieur mais aussi en tant que citoyen attaché aux valeurs de la République, c'est à ça que je vais maintenant me consacrer", a-t-il annoncé.
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