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PARIS, 6 avr 2009 (AFP) - Le député-maire UMP du XVIème arrondissement Claude Goasguen a demandé lundi l'"abandon" du projet de construction d'un nouveau stade de rugby à Jean-Bouin (Paris XVIème), qu'il juge "effroyablement coûteux".
"Le projet effroyablement coûteux de la reconstruction d'un nouveau stade sur l'emplacement de Jean Bouin doit être abandonné", affirme M. Goasguen dans un communiqué publié trois jours après une décision de justice concernant la concession du stade. Selon le maire du XVIème, "il est temps d'en finir avec cette politique dispendieuse à un moment où la ville de Paris augmente les impôts des Parisiens". Le coût de reconstruction du stade de rugby voté par la mairie de Paris est d'au moins 170 millions d'euros, selon les chiffres avancés jeudi par le président du groupe UMP à l'hôtel de ville Jean-François Lamour. Le tribunal administratif de Paris a annulé le 3 avril l'autorisation donnée en juillet 2004 par le conseil de Paris de signer avec l'association Paris Jean Bouin (CASG) une convention d'occupation domaniale du site de Jean Bouin (XVIème arrondissement). Selon la ville, "cette décision de justice ne remet nullement en cause, ni dans son principe ni dans son calendrier, le projet de la municipalité de doter la capitale d'un stade de rugby digne des autres villes évoluant dans le Top 14". C'est à Jean Bouin que joue l'équipe du Stade français, plusieurs fois champion de France de rugby. Pour M. Goasguen, qui accuse le maire PS de Paris Bertrand Delanoë de "légèreté", la décision du tribunal administratif "pose la question de la légalité et de la politique des concessions sportives dans le Bois de Boulogne depuis des années". Au cours d'un déjeuner de presse, M. Delanoë a affirmé lundi que "Paris a besoin d'un stade de rugby" et possède "la seule équipe du Top 14 à ne pas avoir de stade de rugby". "Qu'est-ce qu'on veut, qu'on soit une sous-préfecture?", a-t-il demandé, rappelant que le stade de rugby de Jean Bouin figurait dans le dossier de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012 qu'il "portait joyeusement" avec son "ami de l'époque, ministre des sports" Jean-François Lamour et que soutenait à l'époque ce dernier, selon M. Delanoë. "Il était pour, à l'époque, qui a changé? Pas moi?", s'est-il exclamé. Selon le maire de Paris, le président du groupe communiste à l'hôtel de ville Ian Brossat "est pour que l'on investisse" à Jean Bouin "parce que c'est bon pour l'emploi". eb/bbm/ag
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