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La SDR du Nouvel Observateur dénonce un "coup de force" de Nicolas Sarkozy |
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11-02-2008 |
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PARIS, 11 fév 2008 (AFP) - La Société des rédacteurs (SDR) du Nouvel Observateur dénonce un "coup de force" de Nicolas Sarkozy après la plainte du président à l'encontre du site internet du journal et apporte son "soutien" au journaliste à l'origine de l'article, lundi dans un communiqué.
La SDR "élève la plus vive protestation" contre "l'offensive judiciaire lancée" par M. Sarkozy à l'encontre de l'hebdomadaire et dénonce "un coup de force de la part d'un président jouissant d'une immunité judiciaire". Le président de la République a déposé jeudi une plainte pour "faux, usage de faux et recel" à l'encontre du nouvelobs.com, après que le site eut affirmé que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni, un SMS indiquant : "Si tu reviens, j'annule tout". En déposant cette plainte au pénal, le président de la République "fait fi de la loi de 1881 sur la presse qui fixe les droits et devoirs des journalistes en matière de diffamation publique", dénonce la SDR. La société des rédacteurs assure le journaliste à l'origine de l'article, Airy Routier, de son "soutien" et souligne qu'elle "ne doute pas de l'information qu'il a révélée". "Le comportement de Nicolas Sarkozy, qui a effacé la frontière entre vie privée et vie publique, nous met au défi de résister à la +pipolisation+ galopante et délibérée de la vie politique", juge la SDR, qui estime que des "précautions renforcées doivent être prises dans le traitement de l'information". La rédaction du Nouvel Observateur s'est réunie lundi lors d'une assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle elle a débattu de la "charte déontologique" de l'hebdomadaire, de ses "procédures d'édition" et de "la ligne rédactionnelle à appliquer pour rendre compte de la vie privée des personnes publiques", précise la SDR.
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