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PARIS, 31 mars 2009 (AFP) - L'ancien président du Sénat, Christian Poncelet, a été récemment entendu par la police dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "trafic d'influence" fondée sur des écoutes téléphoniques, a annoncé mardi une source judiciaire confirmant une information du Point.fr
En juin 2007, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire après avoir "été saisi de faits de trafic d'influence éventuel pour lesquels le nom de M. Poncelet apparaît", avait alors précisé une source judiciaire. Il s'agissait d'écoutes téléphoniques suggérant que le sénateur UMP des Vosges pourrait être intervenu en faveur d'un ami pour lui obtenir des marchés publics, en échange de pots-de-vin. L'ancien deuxième personnage de l'Etat, âgé de 80 ans, a nié toute malversation devant les policiers financiers qui se sont déplacés au palais du Luxembourg pour l'entendre. "Il s'agissait d'une simple audition comme témoin, ce n'était pas une garde à vue", a expliqué mardi à l'AFP l'avocat de M. Poncelet, Me Paul Lombard. "M. Poncelet a toujours nié sa participation à tout acte délictueux quel qu'il soit et a toujours assumé ses mandats en bon élu local", a ajouté Me Lombard. Une expertise des écoutes téléphonique incriminées, sollicitée par le parquet en raison de la mauvaise qualité sonore des enregistrements, a été versée au dossier. Selon l'hebdomadaire Marianne, "l'analyse des transcriptions d'une trentaine d'écoutes téléphoniques" aurait permis de confirmer la teneur des échanges entre M. Poncelet et son ami. Cet ami, Jean-Claude Bertoldi, qui travaillait pour la Sogea, une entreprise de travaux publics filiale de Vinci, a été mis en examen et incarcéré pour "escroquerie, abus de biens sociaux et faux en écritures privées" dans le cadre d'une autre enquête judiciaire, menée à Créteil, à l'occasion de laquelle les écoutes incriminées avaient été réalisées. Dans l'une de ces écoutes, datée du 8 février 2007, et citée par le Monde et Marianne, M. Bertoldi explique à un autre interlocuteur au sujet d'une opération: "le petit Poncelet a pris 10% de 80.000 euros". Interrogé par la police le 14 mars 2007, l'homme d'affaire a, selon le Monde, expliqué que la Sogea souhaitait obtenir un chantier dans les Vosges, et qu'en cas de succès il avait été convenu de verser 8.000 euros à M. Poncelet. Il s'est rétracté ensuite. Début octobre 2008, Gérard Larcher, 59 ans, sénateur UMP des Yvelines et ancien ministre du Travail, a succédé à M. Poncelet à la présidence du Sénat. pr-mat/ed/DS
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