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Page 1 sur 2 Jacques Chirac a été mis en examen mercredi pour "détournement de fonds publics" -- un cas judiciaire sans précédent pour un ancien président de la République française -- dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris, a annoncé son avocat Me Jean Veil.
L'ancien chef de l'Etat a été entendu mercredi matin trois heures durant dans le cadre de cette affaire par la juge Xavière Simeoni au pôle financier du palais de justice, où il était arrivé à 08H30, accompagné de deux avocats dont Me Veil. M. Chirac a été mis en examen pour "détournements de fonds publics: comme l'ont été précédemment un certain nombre de personnes dans ce dossier. La logique judiciaire voulait qu'il en soit ainsi", a estimé Me Veil qui a souligné: "On ne peut pas interroger quelqu'un dans un dossier qui dure depuis autant d'années, sans qu'il soit mis en examen. Cela aurait été une faute de la part du juge d'instruction de ne pas le faire". M. Chirac sera à nouveau entendu dans les semaines ou les mois à venir sur les chargés de mission. A cette occasion, il "s'efforcera de répondre à toutes les questions en ce qui concerne chacun des emplois et ils sont peu nombreux,au regard de ce qu'on avait évoqué dans un premier temps. On parle d'une grosse vingtaine d'emplois qui sont qualifiés de fictifs", a souligné l'avocat. Selon Me Veil, M. Chirac n'a en effet pas été entendu mercredi précisément sur les chargés de mission: "Nous avons simplement abordé ce matin les problèmes généraux d'utilisation de la mairie, de son organigramme, des responsabilités des uns et des autres", a en effet indiqué l'avocat. L'audition qui a duré trois heures s'est déroulée "dans le meilleur climat", a souligné l'avocat. "Sur le plan des principes", a rapporté Me Veil, M. Chirac "a expliqué que les chargés de mission, c'est-à-dire les emplois contractuels à durée déterminée étaient probablement plus avantageux pour la mairie que l'idée de recruter des fonctionnaires qui ont un statut protégé, un emploi à long terme, pour un coût infiniment plus important que celui des chargés de mission. M. Chirac considère que ces emplois étaient parfaitement légitimes et que pour la mairie, ils étaient de bonne politique", a expliqué l'avocat. Me Veil a évoqué la tribune signée dans Le Monde par l'ancien président de la République, soulignant que celui-ci y déclarait "de manière très nette, d'une part que les chargés de mission du cabinet étaient recrutés, soit à sa demande, soit avec son assentiment. Par conséquent, les choses sont extrêmement nettes", a conclu l'avocat.
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