|
Jacques Chirac ira "naturellement" s'expliquer devant le tribunal |
|
|
|
|
29-11-2009 |
PARIS, 29 nov 2009 (AFP) - Jacques Chirac, renvoyé devant la justice dans l'affaire des emplois présumés fictifs à la mairie de Paris, a réaffirmé dimanche qu'il irait "naturellement" s'expliquer devant le tribunal et assuré qu'il avait "pour nature d'ignorer les moments difficiles".
Invité de l'émission Vivement Dimanche Prochain de France 2, l'ancien président de la République a déclaré qu'il "irait naturellement devant le tribunal et (qu'il) expliquerait les raisons pour lesquelles ces emplois correspondaient à l'intérêt réel des Parisiens et des Parisiennes". Comme on lui demandait comment il faisait pour résister à toutes les épreuves rencontrées en politique, Jacques Chirac a répondu: "Je reconnais bien volontiers qu'il y a des moments difficiles en politique mais j'ai pour nature d'ignorer les moments difficiles et d'exalter les moments de satisfaction". "Alors les moments difficiles, je ne dirais pas que je les ignore, mais il ne s'en faut pas de beaucoup", a-t-il ajouté. "Je ne suis pas atteint par les événements, c'est dans ma nature", a encore dit l'ancien maire de Paris, renvoyé en correctionnelle des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus de confiance" dans l'affaire des emplois présumés de complaisance qu'aurait attribués la ville de Paris lorsqu'il en était maire. A la fin de l'émission, consacrée à son parcours à l'occasion de la publication du premier tome de ses Mémoires et diffusée le jour de son 77e anniversaire, Jacques Chirac s'est vu offrir un bichon frisé, pour remplacer son chien Sumo dont il a dû se séparer. En lui remettant le petit chiot blanc, le présentateur Michel Drucker a précisé que ce cadeau était aussi de la part de la famille de l'ancien président. Auparavant, Jacques Chirac était revenu sur son enfance et sur certains épisodes de sa vie politique, évoquant notamment sa "grande admiration" et sa "très grande affection" pour Georges Pompidou. Il a aussi parlé de François Mitterrand, un "adversaire politique" pour lequel ses "sentiments d'estime n'ont fait que croître". Parmi les personnes invitées à commenter son parcours, figurait notamment son petit-fils Martin. L'adolescent de 13 ans, fils de Claude Chirac et du judoka Thierry Rey, a parlé d'un grand-père "formidable", décrivant un homme doté de "beaucoup d'humour", "très tolérant" et "pas du tout susceptible" qu'il a "toujours appelé Jacques".
|