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Guy Drut, condamné, amnistié et de nouveau candidat |
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19-10-2006 |
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Son investiture en Seine-et-Marne, dont il est l'élu depuis 1986, n'a pas posé de difficultés. Tout juste a-t-on noté que le ministre Jean-François Copé, que Nicolas Sarkozy n'aime pas et qui guignait cette circonscription voisine de la sienne et réputée plus « facile », a tordu le nez. Mais, pour le reste, personne n'a rien trouvé à y redire.L'ancien champion olympique et ex-ministre Guy Drut sera donc candidat, lors des prochaines législatives, dans cette partie de Seine-et-Marne qui recouvre en partie la ville de Meaux dont M. Copé est le maire.
La condamnation de M. Drut à quinze mois de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour avoir bénéficié d'un emploi fictif dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France (du temps ou M. Chirac était maire de Paris et président du RPR) et surtout l'amnistie présidentielle dont il avait bénéficié le 25 mai avaient pourtant ému jusque dans les rangs de l'UMP.Ce jour-là, même le très chiraquien président de l'assemblée Jean-Louis Debré n'avait pas hésité à fustiger l'effacement de la condamnation de M. Drut par la seule volonté de son ami Jacques Chirac d'un mot grinçant : « Cela donne une image détestable d'autolessiveuse. » Mais cette amnistie a permis par la suite à M. Drut de retrouver son siège au Comité international olympique et les émoluments afférents. Pour autant, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a toujours pris soin de ne pas accabler M. Drut, qui s'est affirmé dès mardi 17 octobre, dans Le Figaro, « chiraquien et sarkozyste ».Le même jour, le procès en appel des marchés publics d'Ile-de-France s'ouvrait à nouveau. Sans lui. Source: Le Monde Publi-©
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