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Emplois fictifs: Chirac a "souhaité" un remboursement, nie toute infraction |
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25-08-2010 |
PARIS, 26 août 2010 (AFP) - Jacques Chirac a confirmé jeudi, via son avocat, avoir "souhaité" que soient remboursées à la Ville de Paris les sommes liées à l'affaire dite des "emplois de complaisance", tout en réaffirmant n'avoir commis aucune "infraction pénale".
Selon un protocole d'accord révélé mercredi par le Canard enchaîné et confirmé par la mairie de Paris, la Ville de Paris récupèrerait 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par l'UMP et 550.000 euros par l'ancien président de la République et maire de Paris. La Ville de Paris retirerait en échange sa constitution de partie civile au procès prévu à la fin de cette année ou début 2011. "Le président Jacques Chirac a toujours contesté avoir commis quelque infraction pénale que ce soit et maintient que les emplois litigieux étaient légitimes et utiles à la Ville de Paris et aux Parisiens", a déclaré à l'AFP Me Jean Veil, avocat de l'ex-maire de Paris. "Dans le souci d'apaiser une source de polémique préjudiciable à Paris et à ses habitants, quelles que soient leurs opinions politiques, il a souhaité que soit mis fin au litige civil et que la Ville de Paris soit remboursée purement et simplement des montants litigieux qu'elle a manifesté l'intention de recouvrer judiciairement", a-t-il ajouté. "Il appartiendra au Conseil de Paris d'approuver cette indemnisation". "Le moment venu, le président Chirac s'expliquera devant le tribunal sur l'absence d'infraction pénale", a-t-il conclu. L'avocat n'a pas souhaité confirmer les montants concernés. Jacques Chirac est poursuivi des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus de confiance" pour 21 emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par le cabinet du maire de Paris, fauteuil qu'il occupait alors.
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