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PARIS, 11 fév 2009 (AFP) - Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié les listings Clearstream, devra répondre fin mai, devant le tribunal correctionnel de Paris, d'une interview au Point où il affirmait avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy sur ces listings depuis le bureau d'Yves Bertrand, alors patron des RG, a-t-on appris mercredi auprès du TGI.
Le procès se déroulera du 27 au 29 mai devant la 17e chambre du tribunal correctionnel. Yves Bertrand, qui a assigné Le Point et M. Lahoud en "diffamation envers un fonctionnaire", réclame 30.000 euros de dommmages et intérêts au premier et 5.000 euros au second. Tant M. Bertrand que M. Lahoud devraient être présents à l'audience. Une vingtaine de témoins sont annoncés. Soupçonné par les juges chargés de l'affaire d'être le falsificateur des fameux listings issus de la chambre de compensation Clearstream, Imad Lahoud a également été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux". Cette affaire sera plaidée en septembre. Alors que ce dernier avait toujours nié être le falsificateur, il avait affirmé dans Le Point du 27 novembre 2008 avoir lui-même "ajouté le nom de Nicolas Sarkozy dans les faux listings", assurant avoir rencontré "six fois" l'ancien directeur des Renseignements généraux (RG). "La dernière fois que j'ai vu Bertrand, c'était dans son bureau, pour ajouter le nom de Sarkozy sur les faux listings. C'est le seul nom que j'ai ajouté. C'était en présence d'une troisième personne, dont je préfère pour l'instant taire l'identité", avait déclaré M. Lahoud. M. Bertrand affirme lui qu'il n'a "jamais vu ni entendu M. Lahoud, ni dans (son) bureau ni ailleurs". dom/mat/sst/luc
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