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Clearstream: "il n'y a jamais eu d'instruction" de Chirac, selon Villepin |
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30-09-2009 |
PARIS, 30 sept 2009 (AFP) - Dominique de Villepin a affirmé mercredi au tribunal correctionnel de Paris qu'il n'avait "jamais" reçu ni donné d'"instruction présidentielle" de la part de Jacques Chirac dans le dossier Clearstream, estimant que l'affaire aurait "dû s'arrêter" dès mars 2004.
"Il n'y a jamais eu d'instruction présidentielle dans le dossier Clearstream et je n'ai jamais transmis d'instruction de Jacques Chirac", a déclaré l'ancien Premier ministre, tout en assurant ne pas "chercher à couvrir" l'ancien président. L'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, affirme lui que M. de Villepin s'était recommandé d'instructions de Jacques Chirac. Il dit également que c'est Dominique de Villepin qui lui a demandé de transmettre à la justice les faux listings Clearstream. Disant tout ignorer de la manipulation des listings, l'ancien ministre des Affaires étrangères avait estimé quelques minutes plus tôt que "tout aurait dû s'arrêter le 25 mars 2004" avec l'arrestation dans un autre dossier d'Imad Lahoud, source principale des listings Clearstream, ce qui mettait à mal sa crédibilité. "Tout aurait pu s'arrêter, tout aurait dû s'arrêter le 25 mars, or tout s'accélère", a-t-il regretté. Alors que le mathématicien Lahoud était en garde à vue dans le cadre d'une affaire d'escroquerie, un policier avait découvert dans ses vêtements un faux sauf-conduit, faisant état d'une mission au sein du ministère de la Défense. "Le 25 mars, une source a explosé", a dit M. de Villepin. "C'est la quatrième fois que cette source posait problème". Dans une telle situation, "la règle est absolue, il faut couper court avec la source", or "personne ne s'est interrogé sur ce qu'il fallait faire avec Imad Lahoud". Selon Dominique de Villepin, c'est le général Philippe Rondot, conseiller du ministère de la Défense, qui "traitait" la source Imad Lahoud, qui voulait conserver sa source coûte que coûte, pensant qu'elle pourrait le mener à Oussama Ben Laden. L'ancien Premier ministre est soupçonné d'avoir participé à une vaste manipulation dans laquelle plusieurs noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings de Clearstream, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes.
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