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Clearstream : Dominique de Villepin fixé mercredi sur son sort |
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18-11-2008 |
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PARIS, 18 nov 2008 (AFP) - L'ancien premier ministre Dominique de Villepin sera fixé mercredi sur son éventuel renvoi en correctionnel dans l'affaire Clearstream de dénonciation calomnieuse, les juges ayant clôturé mardi soir la rédaction de leur ordonnance de renvoi, selon des sources proches du dossier.
L'ordonnance rédigée par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, qui ont instruit le dossier pendant quatre ans, doit être adressée mercredi aux cinq mis en examen et à la trentaine de parties civiles de cette affaire, dont le président Nicolas Sarkozy. La question est de savoir si les magistrats iront ou non au delà des réquisitions du parquet de Paris qui a réclamé le 3 octobre le renvoi en correctionnelle de M. de Villepin pour la seule "complicité de dénonciation calomnieuse" et s'est prononcé en faveur d'un non-lieu pour les autres chefs de poursuite. L'ancien premier ministre a été mis en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux, recel de vol et recel d'abus de confiance". Les magistrats soupçonnent M. de Villepin d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser M. Sarkozy avec lequel il était en compétition dans la course à la présidentielle en l'accusant avec d'autres personnalités de posséder des comptes occultes à la chambre de compensation Clearstream. Dans ce but, de faux listings bancaires avaient été adressés à la justice entre mai et octobre 2004. Le parquet de Paris s'est en outre prononcé pour le renvoi en correctionnelle des quatre autres mis en examen de ce dossier. Parmi eux figurent l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, qui a reconnu avoir adressé les faux-listings à la justice, l'informaticien Imad Lahoud, soupçonné de les avoir confectionnés, l'ancien auditeur d'Arthur-Andersen, Florian Bourges et le journaliste Denis Robert, soupçonnés d'avoir été en possession des listings à l'origine de la falsification. Selon une source proche du dossier, le juge Henri Pons, qui avait vu prolongé sa fonction de juge d'instruction au pôle financier par un décret présidentiel, a quitté son bureau parisien lundi soir pour prendre ses nouvelles fonctions à la cour d'appel de Montpellier. pr-mat/sm/sd
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