|
Affaire Besancenot : deux membres d'une société d'intelligence économique mis en examen |
|
|
|
|
28-11-2008 |
|
PARIS, 28 nov 2008 (AFP) - Deux membres d'une société d'intelligence économique ont été mis en examen vendredi, notamment pour "complicité de divulgation de données confidentielles et recel", dans l'enquête sur l'espionnage présumé d'Olivier Besancenot, a-t-on appris de source judiciaire.
Les deux membres de cette société, basée dans les Hauts-de-Seine, avaient été placés en garde à vue mardi dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP). Ils ont été présentés vendredi aux juges Nicolas Aubertin et Jeanne Duyé qui les ont mis en examen pour "complicité de violation du secret professionnel et recel", "complicité de détention de finalités de données et recel", "complicité de divulgation de données confidentielles et recel" et "complicité d'accès frauduleux à un système automatisé de données". Ils ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire. Sept personnes, dont le directeur de Taser France qui est en conflit ouvert avec M. Besancenot, et des policiers, ont déjà été mises en examen le 16 octobre. L'affaire a débuté en mai avec la révélation par l'hebdomadaire l'Express que la vie du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) avait été "épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée" entre octobre 2007 et janvier 2008. Les investigations et perquisitions menées par les enquêteurs ont permis de resserrer l'étau sur SMP Technologies, qui commercialise le pistolet à impulsions électriques Taser dont sont équipés les policiers, gendarmes et depuis peu les policiers municipaux. mat/pmg/sd
|