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PARIS, 27 mai 2009 (AFP) - Marine Le Pen, vice-présidente du FN, a déclaré mercredi que la campagne des européennes voyait "l'acte II de l'escroquerie sarkozyste" sur le thème de la sécurité, en accusant le chef de l'Etat de "faiblesse d'âme".
Nicolas Sarkozy "s'agite, mais dans les faits, les résultats sont très mauvais", a accusé la tête de liste Front national pour les européennes dans la région Nord ouest lors de l'émission "Questions d'info" (LCP-France info-AFP). "Aujourd'hui, il vient parler de sécurité pour des raisons électoralistes", a lancé l'eurodéputée. "On a eu l'acte I de l'escroquerie sarkozyste lors de la campagne présidentielle, on a l'acte II lors de la campagne des européennes", a poursuivi Mme Le Pen. "C'est un thème sur lequel il pense récupérer des électeurs qu'il a profondément déçus". "Escroquerie, car il fait mine de vouloir imposer une fermeté en réponse à l'insécurité, alors que l'ensemble des lois qu'il a fait voter non seulement n'ont servi à rien, mais ne sont même pas appliquées", selon elle. "La délinquance s'est aggravée", a assuré la candidate. "Les incivilités se sont transformées en kalachnikov, c'est-à-dire en grand banditisme". "On se retrouve dans une situation explosive et c'est à cause de la faiblesse d'âme de Nicolas Sarkozy", a-t-elle accusé. "La faiblesse d'âme: celle qui consiste à faire de grands discours, sans avoir la volonté d'agir", a expliqué la candidate. cgd/em/bg
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