|
PARIS, 12 mai 2009 (AFP) - Martine Aubry, première secrétaire du PS, a demandé mardi, en plaisantant, "quelques royalties" à François Bayrou, pour avoir commis, à ses yeux, dans son ouvrage "Abus de pouvoir" "un petit plagiat" du livre socialiste "La France en libertés surveillées".
Devant les grands élus de son parti réunis à Solférino, la maire de Lille a lancé à propos du récent pamphlet du président du MoDem: "nous aimerions avoir quelques royalties, car si notre livre +La France en libertés surveillées+ n'a pas fait le même succès --on se demande pourquoi--, je sens comme un petit plagiat sur beaucoup d'endroits". Cet ouvrage avait été publié par le PS en mars."Tant mieux si d'autres que nous rendent compte des difficultés d'une France qui, de plus en plus, fonctionne dans un domaine autoritaire", a ajouté Mme Aubry. Mais, a-t-elle poursuivi, "on ne peut laisser des hommes et des femmes dénoncer les mensonges de Nicolas Sarkozy", et "dire l'inverse de ce que l'on fait au niveau européen". Mme Aubry a rappelé - en assurant ne pas vouloir la reprendre à son compte- une phrase de Martin Schulz, président du groupe socialiste au Parlement européen, qualifiant François Bayrou de "Karl Marx quand il était en France et le plus libéral des barbares lorsqu'il est en Europe+". Elle a assimilé les programmes du Parti libéral auquel adhère le MoDem etdu PPE où est inscrite l'UMP. "C'est bonnet blanc et blanc bonnet", notamment dans leur "déréglementation et la mise à bas des services publics", a accuséla patronne du PS. cp/cgd/ct
|