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PARIS, 17 avr 2008 (AFP) - Le procès de l'affaire des ventes d'armes présumées à l'Angola, dit "Angolagate", se tiendra du 6 octobre au 5 mars devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a-t-on appris jeudi auprès du tribunal.
Initialement, l'audience avait été fixée du 29 septembre au 25 février, mais lors d'une audience de fixation, la 11e chambre a finalement décidé de la faire débuter une semaine plus tard. Quarante-deux prévenus comparaîtront alors dont l'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, Jean-Christophe Mitterrand, l'un des fils de l'ancien président socialiste, Jacques Attali, ancien conseiller du président Mitterrand à l'Elysée, le romancier à succès Paul-Loup Sulitzer ou l'ex-préfet du Var Jean-Charles Marchiani. Tous sont soupçonnés d'avoir touché de l'argent des hommes d'affaires Pierre Falcone et Arcady Gaydamak, maîtres d'oeuvre de l'opération comprenant plusieurs contrats de vente d'armes au régime angolais du président Dos Santos entre 1993 et 2000. Sur cette période, des armes en provenance d'Europe de l'Est ont été vendues, sans autorisation des autorités françaises, pour 790 millions de dollars. MM. Falcone et Gaydamak auraient perçu à eux deux environ la moitié de cette somme, avant d'en redistribuer une partie pour asseoir leur influence en France. Les deux hommes ont été renvoyés en correctionnelle par le juge Philippe Courroye notamment pour des faits de "trafic d'influence et commerce illicite d'armes". Dans ce dossier surnommé "Angolagate", des chars, des hélicoptères, des munitions et six navires de guerre ont été vendus au régime du président Jose Eduardo Dos Santos, alors en guerre contre l'Unita de Jonas Savimbi, mort en 2002. La guerre civile angolaise (1975-2002, plus de 500.000 morts), s'est achevée après la mort de Savimbi dans une embuscade. Côté français, Jean-Christophe Mitterrand est renvoyé pour "complicité de commerce illicite d'armes et recel d'abus de bien sociaux". Il aurait touché des pots-de-vin pour un total de 2,6 millions de dollars entre 1997 et 1999. M. Pasqua est renvoyé car l'association France-Afrique Orient, dont il était le vice-président, aurait perçu de Falcone 1,5 million de francs (230.000 euros) et à titre personnel, il aurait reçu 380.000 euros.
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