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PARIS, 22 oct 2008 (AFP) - La société Clearstream, qui a remporté la semaine dernière à Paris trois procès en appel contre Denis Robert, a proposé mercredi au journaliste de "mettre un terme aux procédures judiciaires engagées contre lui pour diffamation", s'il accepte lui aussi de renoncer à la poursuivre.
Jeudi dernier, la 11e chambre de la cour d'appel de Paris a triplement condamné Denis Robert pour diffamation au titre de ses ouvrages "Révélations" et "La Boîte Noire", parus en 2001 et 2002 aux Arènes, ainsi que pour un documentaire diffusé sur Canal +. L'auteur, qui a été condamné à payer un total de 4.500 euros de dommages et intérêts, ainsi que plusieurs milliers d'euros de frais de justice, y accusait notamment la société financière luxembourgeoise d'avoir blanchi de l'argent sale. "A ce jour", calcule Clearstream, "c'est donc à neuf reprises que les justices française, belge et luxembourgeoise ont condamné M. Robert et ses méthodes d'enquête". Des chiffres contestés par M. Robert, qui ne pouvait toutefois donner un décompte précis des procédures en cours. "Constatant que la vérité est aujourd'hui établie par la justice et que M. Robert a annoncé ne plus vouloir s'exprimer sur cette affaire", la société luxembourgeoise affirme qu'elle "accepterait, dans un souci d'apaisement, de mettre un terme aux procédures de diffamation en cours". Concrètement, elle propose au journaliste "de ne pas exécuter les décisions de justice rendues à son encontre et de ne pas poursuivre les instances en diffamation encore en cours pour autant qu'il accepte également de mettre un terme à toutes ces procédures". "Il revient donc aujourd'hui à M. Denis Robert, conclut-elle, de mettre un terme ou pas aux contentieux en diffamation dont il se plaint". Si M. Robert laissait mercredi la porte ouverte à des discussions, il n'en contestait pas moins l'analyse de Clearstream sur les arrêts de la cour d'appel qui, rappelle-t-il, ne sont "pas définitifs". "Je suis loin d'être le seul à estimer mon enquête sérieuse, argumentée et non partisane. Je pense que la crise qui secoue aujourd'hui la finance internationale le montre et le montrera probablement encore davantage demain", conclut-il. dom/sm/abx
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