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PARIS, 27 nov 2007 (AFP) - Denis Gautier-Sauvagnac, président démissionnaire de l'UIMM (patronat de la métallurgie), a été placé mardi en garde vue à la brigade financière à Paris, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, arrivé sur place en début d'après-midi.
Dominique Renaud, la chef-comptable de l'UIMM, qui a effectué les retraits en liquide suspects à la demande de M. Gautier-Sauvagnac, a également été placée en garde à vue mardi après-midi à la brigade financière où elle était également convoquée, a indiqué le parquet de Paris. M. Gautier-Sauvagnac et Mme Renaud sont entendus dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des retraits en liquide suspects des caisses de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), ouverte le 25 septembre par le parquet de Paris. M. Gautier-Sauvagnac était arrivé mardi peu avant 14H00 à la brigade financière, rue du Château des Rentiers (XIIIe), où s'est ensuite présenté son avocat qui a annoncé que son client était interrogé sous le régime de la garde à vue. A l'issue de ces garde à vue, qui peuvent durer jusqu'à 48 heures, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire pour permettre la présentation de M. Gautier-Sauvagnac, et éventuellement de Mme Renaud, à un juge d'instruction en vue d'une possible mise en examen. L'enquête du parquet a montré que des prélèvements d'espèces d'un montant de 26 millions d'euros avaient été opérés entre 2000 et 2007 sur les comptes de l'organisation patronale, a indiqué le parquet. Deux des 26 millions retirés ont été saisis dans des coffres de l'UIMM lors de perquisitions et trois millions ont été utilisés pour le paiement de primes et de prêts à des salariés de l'organisation patronale, a-t-on indiqué de même source. Les bénéficiaires des 21 millions d'euros restants n'ont pas été identifiés. Ces fonds provenaient d'une caisse de secours mutuel, l'Epim, créée en 1972 et destinée à soutenir les entreprises adhérentes ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux. Les fonds non utilisés de cette caisse sont aujourd'hui valorisés à environ 600 millions d'euros, selon l'UIMM. "Si la loi Waldeck-Rousseau confère une grande liberté aux organisations syndicales (pas d'obligation de publier leurs comptes, ndlr) cela n'exonère pas ses représentants de leur responsabilité pénale, notamment s'ils utilisent des fonds pour des actes non-conformes à l'intérêt social de leur organisation", a expliqué à l'AFP une source judiciaire. A ce titre, l'utilisation de fonds de l'Epim pour des prêts ou des primes de cabinet versés à des salariés de l'UIMM relève de l'abus de confiance, a-t-on précisé de même source.
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