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Corruption: mise en examen de 4 salariés d'un centre pour demandeurs d'asile |
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12-02-2010 |
PARIS, 12 fév 2010 (AFP) - Quatre salariés d'une association soupçonnés d'avoir demandé de l'argent à des demandeurs d'asile en échange de places d'hébergement ont été mis en examen pour corruption, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Ces quatre personnes -un Russe, un Marocain, un Algérien et un Géorgien-, salariés de la Coordination de l'accueil des familles demandeuses d'asile (Cafda), sont soupçonnées d'avoir réclamé des sommes comprises entre 1.000 et 2.000 euros à des familles pour leur obtenir un logement ou une place en centre d'accueil en région parisienne. Deux des quatre salariés ont reconnu les faits devant la police, a indiqué la source. Les quatre personnes ont été placées jeudi soir sous contrôle judiciaire, avec notamment l'interdiction de se rendre dans les locaux de la Cafda, a-t-on précisé. L'information judiciaire ouverte jeudi pour corruption a été confiée au juge du pôle financier du palais de justice de Paris Jean-Christophe Hullin. Les locaux de la Cafda ont été perquisitionnés par la police mardi en raison de possibles tentatives d'extorsion de fonds "qui auraient été exercées sur des demandeurs d'asile, d'origine tchétchène essentiellement", selon le Centre d'action sociale protestant (Casp), qui gère la Cafda. "Alertée" par des rumeurs, la direction du Casp avait mené une enquête interne en mars 2008 qui n'avait pas permis de confirmer ou d'infirmer ces bruits. Elle avait ensuite demandé une inspection à la Ddass avant de porter plainte contre X le 9 octobre 2008 auprès du procureur de Paris à la suite d'une "résurgence des rumeurs". La Cafda est la première plate-forme française d'accueil, d'orientation, et d'accompagnement de demandeurs d'asile en famille, selon le Casp.
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