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PARIS, 12 sept 2008 (AFP) - Le président de la Fédération française de tennis, Christian Bîmes, renvoyé devant le tribunal correctionnel pour des malversations présumées, a annoncé vendredi dans un communiqué qu'il ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales.
Bîmes, président de la FFT depuis 1993, a fait son annonce devant le bureau fédéral réuni ce vendredi, arguant d'une "campagne de déstabilisation politique, judiciaire et médiatique scandaleuse, et incroyablement violente". Bîmes a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris le 25 août pour prise illégale d'intérêt et abus de confiance, pour lesquels il encourt cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, suite à une plainte déposée par cinq licenciés de la FFT. "J'ai donc décidé, non pas en raison de cette procédure engagée devant le Tribunal, auquel je demanderai une relaxe totale, mais en raison des atteintes portées à ma vie personnelle et familiale, de ne pas me représenter aux prochaines élections fédérales", a déclaré le président. "J'ai eu à subir une enquête de police menée constamment à charge, sur la base de lettres anonymes, de déclarations tronquées, au mépris du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence", a-t-il indiqué. La juge Xavière Simeoni reproche au président de la Fédération la perception d'indemnités indues, l'utilisation d'automobiles, le remboursement de dépenses injustifiées (billets d'avion, téléphone, traiteur...) et le fait que son épouse ait continué à travailler après son mariage pour la société qui fournit les hôtesses pendant le tournoi de Roland-Garros. L'épouse de Bîmes, Caroline Château, a également été renvoyée devant le tribunal pour recel de prise illégale d'intérêt, ainsi que le secrétaire général de la Fédération, Jacques Dupré, pour prise illégale d'intérêt. Par ailleurs, le bureau fédéral de la FFT a décidé vendredi de se constituer partie civile "dans le cadre de la procédure de renvoi en correctionnelle". Christian Bîmes avait affirmé en octobre 2007 qu'il comptait briguer un nouveau mandat. Il avait été reconduit en février 2005, deux mois après la plainte des cinq licenciés de la FFT. Sa liste avait obtenu 83,81% des voix contre 10,59% à celle de Jean-Pierre Dartevelle, président de la Ligue de Franche-Comté, et 5,5 % à celle de Patrick Proisy et Jean-Paul Loth. Sa longue présidence a connu de nombreux remous avec des conflits au sein de la direction technique nationale et avec certains présidents de ligues régionales. L'ancien capitaine de Coupe Davis Yannick Noah n'a jamais caché son hostilité envers Bîmes, également en désaccord avec l'actuel capitaine Guy Forget.
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