|
Ex-administrateur judiciaire entendu |
|
|
|
|
07-07-2007 |
|
ARIS, 3 juil 2007 (AFP) - Un ex-administrateur judiciaire, Jean-Michel Goulletquer, a été récemment entendu par la police sur les conditions de la cession en 2005 de l'usine Samsonite d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) à Energy Plast qui a ensuite été placé en liquidation judiciaire début 2007, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Le parquet de Paris a ouvert fin janvier 2007 une enquête préliminaire sur les conditions de cette cession à la suite de la plainte du commissaire aux comptes. Le bagagiste américain Samsonite est accusé par le comité d'entreprise de l'usine, qui employait 203 salariés, d'avoir organisé "une reprise fictive du site" par des dirigeants "dont le sport favori est la liquidation des sociétés qu'ils reprennent", dans le but de ne pas avoir à assumer le coût d'un plan social. Une version contestée par Samsonite qui affirme avoir recherché "la meilleur solution afin d'assurer la pérennité de l'emploi". Jean-Michel Goulletquer a été entendu à la Brigade financière de Paris chargées de l'enquête en tant qu'ancien secrétaire général d'Energy Plast. Les policiers avaient perquisitionné en mars dernier à l'usine Energy Plast (Pas-de-Calais) ainsi qu'aux domiciles de M. Goulletquer et de Jean-Jacques Aurel, un des dirigeants de cette société visé par la plainte. M. Aurel avait repris en 2005 dans des conditions similaires au bagagiste Delsey l'usine Picardie Plasturgie, située à Montdidier (Somme) qui a également été liquidée en juin 2006, avec ses 200 salariés. M. Goulletquer a été mis en examen en avril 2007 pour "tentative d'escroquerie en bande organisée". La justice lui reproche d'avoir cherché à placer auprès d'établissements financiers des bons du trésor américains présumés faux. Placé en détention provisoire, il a depuis été remis en liberté. M. Goulletquer avait été radié en 1997 du corps des administrateurs judiciaires pour une autre affaire instruite à Nanterre dans laquelle il est mis en examen pour "abus de confiance aggravé, faux et usage de faux, banqueroute par détournement d'actifs". Dans ce dossier, il est soupçonné d'avoir, au sein de son étude, détourné quelque 40 millions d'euros provenant d'entreprises en difficulté.
|