L'ex-PDG de Lenoir-et-Mernier mis en examen pour abus de biens sociaux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-05-2008
 LILLE, 17 mai 2008 (AFP) - L'ex-PDG de l'entreprise Lenoir-et-Mernier à Bogny-sur-Meuse (Ardennes), en liquidation judiciaire, a été mis en examen pour "abus de biens sociaux et banqueroute", a-t-on appris samedi auprès de l'avocat des salariés.
 Un ferrailleur qui avait racheté des déchets industriels de l'entreprise, vendus par l'ancien patron pour son propre compte, ainsi qu'une personne devant occuper un emploi fictif, ont également été mis en examen jeudi par le tribunal de grande instance de Charleville-Mézières pour "recel d'abus de biens sociaux", a indiqué à l'AFP l'avocat des 130 salariés de  Lenoir-et-Mernier, Xavier Médeau.
   L'ex-patron a été laissé en liberté contre une caution de 400.000 euros.
   La mise en examen est justifiée, selon Me Médeau, par le fait que "l'ensemble de ces malversations, outre des mouvements d'argent suspects, sont largement à l'origine de la liquidation".
   Elle fait suite à la plainte déposée collectivement par les salariés le jour de la mise en liquidation judiciaire le 7 février pour abus de biens sociaux, détournement d'actifs, présentation de faux bilan, vol et banqueroute.
   "On est bien content. On ne s'est pas battu uniquement pour des indemnités mais pour que notre employeur puisse payer le mal qu'il a fait en conduisant 130 salariés à la rue", a réagi le porte-parole des salariés, Claude Choquet.
   "On passe le 19 septembre aux Prud'hommes en espérant que ça (la mise en cause judiciaire de l'ex-patron) puisse jouer sur les décisions afin qu'on obtienne une indemnisation plus importante", a-t-il ajouté.
   M. Choquet a par ailleurs indiqué avoir écrit à la préfecture des Ardennes, au Conseil général des Ardennes et au Conseil régional Champagne-Ardenne pour exiger la "réouverture des négociations" sur des projets d'aide au reclassement complémentaires au contrat de transition professionnelle (CTP) dont bénéficient les salariés sans emploi depuis plus de trois mois.
   En cas de refus, "on risque de mener des actions assez dures", a-t-il prévenu.
   Le tribunal de commerce de Charleville-Mézières a désigné le 6 mars deux repreneurs partiels, sauvegardant une quarantaine d'emplois. Un candidat à la reprise débouté a fait appel de cette décision. La cour d'appel de Reims (Marne) doit statuer lundi dans ce dossier.


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