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NANCY, 16 mai 2008 (AFP) - Deux personnes suspectées d'avoir incendié la mairie de Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle) à l'aide d'une voiture-bélier dans entre Noël et Nouvel an ont été arrêtées et mises en examen pour destruction par incendie et recel de vol, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Agés de 19 et 20, les deux incendiaires présumés, qui nient les faits, ont été interpellés mercredi, au terme de cinq mois d'enquête ayant abouti à leur identification, a indiqué le procureur de Briey, Marie-Madeleine Alliot. Ils ont été mis en examen jeudi pour "destruction par incendie avec la circonstance aggravante que cette destruction a été commise en réunion" et "recel de vol" de la voiture-bélier, dérobée en Belgique, a poursuivi la magistrate. Tous deux, originaires de Mont-Saint-Martin, étaient "très défavorablement connus" des services de police, selon Mme Alliot. Le plus jeune, dont le casier judiciaire comporte sept condamnations, était sous contrôle judiciaire au moment des faits présumés pour un jet de cocktail molotov sur policier, a-t-elle ajouté, alors que le plus âgé avait déjà été condamné à trois reprises. Dans la nuit du 26 au 27 décembre, une voiture avait enfoncé les portes de la mairie de Mont-Saint-Martin, une commune de 8.500 habitants qualifiée de "sensible" par la préfecture de Meurthe-et-Moselle, en marche arrière avant d'être incendiée à l'aide d'un cocktail molotov. Les importants dégâts dans le hall d'accueil de l'hôtel de ville ont été chiffrés à 550.000 euros, a affirmé Marie-Madeleine Alliot. Deux témoins des faits avaient été poursuivis durant les premiers jours de l'enquête pour "non-dénonciation de crime", dont un, âgé de 19 ans mais déjà connu des services de police, avait été placé en détention. Le maire PCF de Mont-Saint-Martin, Serge de Carli, avait fait voter juste avant les faits un budget pour doter les bâtiments publics de caméras de vidéosurveillance. Il avait par ailleurs dénoncé une "baisse des effectifs et de la présence policière sur le terrain".
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