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NANTERRE, 14 mai 2008 (AFP) - Le promoteur immobilier Jean Hamon a réclamé mardi devant la justice près de 200.000 euros d'impayés au conseil général des Hauts-de-Seine dans le cadre de la création avortée d'un musée d'art contemporain à Issy-les-Moulineaux, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.
Les sommes réclamées par M. Hamon devant le tribunal d'instance de Vanves (Hauts-de-Seine) correspondent au paiement de loyers et charges prévu par l'accord passé en 2001 entre le promoteur et le syndicat mixte de l'île Saint-Germain (formé par la ville d'Issy et le Conseil général), a expliqué à l'AFP l'avocat de Jean Hamon, Me Philippe Guméry, confirmant une information du Parisien. Aux termes de l'accord, Jean Hamon faisait donation de 192 oeuvres d'art au syndicat mixte, qui s'engageait à construire un musée sur l'île Saint-Germain pour les exposer et, d'ici à ce que le bâtiment voie le jour, à stocker les oeuvres dans une propriété du mécène, en payant loyer et frais de gardiennage. Mais le musée n'a jamais été construit, les travaux ayant été annulés en 2004 par la justice, saisie par une association de défense de l'environnement. Parallèlement, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Versailles, sur des soupçons de détournements de fonds entre le syndicat mixte et le mécène. Jean Hamon, le secrétaire d'Etat à la fonction publique et maire d'Issy-les-Moulineaux André Santini et l'ex-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Charles Pasqua, sont mis en examen dans cette affaire. Concernant les loyers et charges non versés en 2007 et 2008, le Conseil général présidé alors par M. Pasqua a réglé à M. Hamon, selon un récent rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, "des factures qui ne correspondaient pas à ce qui était dû au titre de la donation", a expliqué l'avocat du Conseil général, Me Olivier Schnerb. "J'ai demandé qu'un expert-comptable soit nommé pour refaire les comptes", a-t-il ajouté. Depuis qu'il a succédé à Nicolas Sarkozy à la tête du Conseil général, en juin 2007, Patrick Devedjian a fait savoir à plusieurs reprises qu'il ne comptait pas payer pour un musée qui ne verrait pas le jour. Le tribunal d'instance de Vanves rendra sa décision le 3 juillet.
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