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PARIS, 14 mai 2008 (AFP) - Le tribunal de grande instance de Paris a débouté un ancien collaborateur de Yannick Noah qui réclamait 460.000 euros à l'ex-tennisman reconverti dans la chanson pour avoir contribué à l'énorme succès de son album éponyme sorti en 2000, a-t-on appris mercredi auprès du TGI.
Jean-Pierre Weiller, collaborateur revendiquant le titre de manager de Yannick Noah de 1999 à 2001, reprochait à l'ancien vainqueur de Roland-Garros d'avoir violé un accord prévoyant qu'il perçoive 20 % de ses revenus d'interprète de l'époque: ventes de l'album "Yannick Noah", sorti à l'automne 2000 et de billets de concert. Après le passage à vide ayant suivi le succès du 45 tours "Saga Africa" (1991), cet album avait signé le retour en forme de Yannick Noah. Il s'est vendu à 1,7 million d'exemplaires, selon la maison de disques Columbia (Sony BMG). Le 3 mars, lors de l'audience, Me Jean Aittouares, avocat de M. Weiller, avait plaidé que son client, brutalement remercié en novembre 2001, était en droit de réclamer un cinquième des 2,25 millions d'euros engrangés selon lui par Noah avec l'album et la tournée. Le problème est que rien n'a été signé, que seul "un projet de contrat" évoquant le reversement des 20 % a existé, avait répliqué de son côté Me Simon Tahar, avocat de Noah. Dans un jugement rendu mardi, le tribunal a considéré que M. Weiller "n'avait pas le statut de manager de Yannick Noah" et à ce titre, l'a "débouté de ses demandes" en dommages et intérêts. Une expertise demandée par le tribunal a démontré "de façon claire et non contestée" qu'il avait bien travaillé avec Yannick Noah d'octobre 1998 à novembre 2001, détaille le jugement. Toutefois, nuance-t-il, M. Weiller "n'a conseillé Yannick Noah ni dans ses choix artistiques, ni dans la gestion de son image et n'a fait que mettre en relation Yannick Noah et Robert Goldman", le frère de Jean-Jacques, qui a mené Noah au succès. "Il ne peut donc se voir reconnaître la qualité de manager", déduit le tribunal, car il a seulement "exécuté le rôle de représentation" de l'artiste mais n'a "en aucun cas rempli un rôle de conseil dans sa carrière, ce qui est un élément essentiel de la fonction de manager". Par ailleurs, les magistrats de la 3e chambre ont estimé que la somme de 15.000 euros proposée par Noah à son collaborateur en 2001, lors de la fin de leur relation professionnelle, "correspondait à une indemnisation juste et proportionnée pour le travail fourni". Ils ont donc "pris acte" de cette proposition et condamné le chanteur à la respecter. Considérant cette décision "injuste, inique et contradictoire", Jean-Pierre Weiller a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel de ce jugement.
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