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PARIS, 7 mai 2008 (AFP) - La pédiatre et chroniqueuse de radio Edwige Antier a été relaxée mercredi en appel à Paris de l'accusation de recels de fonds détournés par son mari, qui a pour sa part été condamné à douze mois d'emprisonnement avec sursis.
La 9e chambre de la cour d'appel a infirmé le jugement prononcé en première instance le 10 juillet 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, qui avait condamné Mme Antier à six mois d'emprisonnement avec sursis, 15.000 euros d'amende et à une interdiction d'exercer des fonctions dans une association pendant cinq ans. L'époux de Mme Antier, Robert Regard, avec lequel elle est en instance de divorce, a vu au contraire sa peine alourdie à douze mois de prison avec sursis après avoir écopé de neuf mois avec sursis en première instance. M. Regard était poursuivi pour avoir, en 2004 et 2005, détourné 151.992 euros, alors qu'il était secrétaire général de la branche française de l'Association mondiale des amis de l'enfance (Amade). Mme Antier, qui en était la présidente, était jugée pour "recel de bien obtenu à l'aide d'une escroquerie". L'argent destiné à l'aide à l'enfance aurait en fait été utilisé pour assurer le train de vie du couple et aider l'un des fils de M. Regard, qui créait alors une entreprise. Edwige Antier, 65 ans, qui était jusqu'aux dernières municipales première adjointe UMP au maire du VIIIe arrondissement de Paris, a toujours assuré n'avoir jamais détourné un euro et affirmé que son époux avait "trahi sa confiance". Une version confirmée par M. Regard qui avait assuré "être le seul responsable" et avoir "caché" les détournements à sa femme. Lors du procès d'appel du 19 mars, le parquet général n'avait pas requis de peine précise contre Mme Antier, estimant que les faits étaient "établis" mais que la question était de savoir si la prévenue avait eu ou non "conscience de la présence de ces fonds sur son compte". Mme Antier s'est réjouie mercredi dans un communiqué que "(son) intégrité ait été reconnue par la justice". "Je le devais bien aux enfants que j'ai suivis depuis deux générations, et aux parents qui m'ont toujours fait une confiance indéfectible", a-t-elle insisté.
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