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PARIS, 7 mai 2008 (AFP) - Le PDG d'Alstom, Patrick Kron, qui a pris les rênes du groupe en 2003, a affirmé mercredi qu'il ne "savait rien" à propos des soupçons de corruption qui pèsent sur son groupe, de "vieilles affaires" selon lui, et il a ajouté qu'Alstom continuerait à collaborer avec la justice.
"La justice enquête sur de vieilles affaires remontant à la fin des années 1990 dont je ne sais rien, ni sur les projets évoqués, ni sur les personnes éventuellement concernées", a assuré M. Kron au cours d'une conférence téléphonique à l'occasion de la publication des résultats annuels du groupe. "Alstom collabore avec les autorités judiciaires et Alstom continuera à collaborer, il n'y a rien d'autre à ajouter sur cette question, ma position est parfaitement claire", a-t-il poursuivi. Alstom est dans le collimateur de la justice après une dénonciation des autorités suisses soupçonnant le versement de pots-de-vin lors de l'attribution de contrats à l'étranger, notamment en Asie et en Amérique du Sud. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X le 7 novembre pour "corruption active d'agents publics étrangers", "abus de bien social et recel". La justice française a été alertée en mai 2007 par les autorités suisses qui avaient découvert en 2004 des mouvements de fonds vers des "sociétés écrans" du groupe qui transitaient par une petite banque zurichoise. A ce stade de l'enquête, Alstom n'est pas nommément visé par la procédure et aucune mise en examen n'a été prononcée par les juges financiers Renaud van Ruymbeke et Xavière Simeoni. La justice suisse a confirmé mercredi avoir ouvert une enquête de police judiciaire "sur des personnes appartenant à la mouvance du groupe français Alstom pour corruption, blanchiment d'argent et d'autres délits présumés avoir été commis en relation avec l'acquisition de commandes d'infrastructures en Amérique du Sud et en Asie". Une instruction préparatoire est en cours à l'encontre d'un ressortissant suisse, a ajouté le ministère public helvète. "A titre personnel, et c'est le cas de l'ensemble de mon équipe de direction, je ne tolère aucun manquement aux règles que nous sommes tenus de respecter dans le domaine du commerce international, comme dans les autres domaines, et ceci non seulement pour des raisons éthiques évidentes mais aussi parce que cela met en jeu notre réputation qui est un bien précieux", a souligné M. Kron. Selon le PDG, "le groupe dispose de procédures strictes et extrêmement précises pour que ce respect des règles soit effectivement parfaitement mis en oeuvre".
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