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MELUN, 2 mai 2008 (AFP) - L'enquête de flagrance dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien champion de lutte gréco-romaine d'origine marocaine, tué de six balles il y a une semaine en pleine rue à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), se poursuivait vendredi, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon cette source, "l'enquête de flagrance a été prolongée" afin "d'essayer de trouver les éléments les plus précis possibles sur le déroulement chronologique des faits", susceptibles de conduire à la piste un assassin qui "se trouve dans la nature". "C'est un travail de fourmi, on interroge les témoins, les proches et les amis de la victime" et "si, information judiciaire il y a, ce sera pour la semaine prochaine", a expliqué cette source. L'expertise toxicologique était en cours vendredi. Ses résultats sont également attendus la semaine prochaine. Abdeljalil Boumehdi, 30 ans, a été tué, le vendredi 25 vers 20H00, de "trois balles dans la tête et trois autres dans l'abdomen", dont une à bout portant "pour l'achever", rue Racine dans le quartier sensible de Surville, selon cette source. A cette occasion, "une balle perdue" a atteint à la fesse un serveur, qui "apparemment prenait sa pause cigarette". L'assassin présumé, un homme vêtu d'une djellaba noire, le visage partiellement masqué, aurait tiré les balles de sa sang froid avant de s'enfuir, selon des témoins. Abdel Boumehdi était bien connu des services de police, même si son casier ne comportait, selon son avocat Me Jacques Boedels, qu'une condamnation à huit mois de prison avec sursis, prononcée à Rouen en 2005, à la suite d'une "bagarre". Ancien membre de l'équipe nationale marocaine de lutte, il a été champion d'Afrique de cette discipline à la fin des années 1990. Il devait être naturalisé et sélectionné pour faire partie de l'équipe française de lutte aux jeux Olympiques de Sydney, en 2000, mais "le décret de naturalisation n'a jamais été publié", Abdel Boumehdi ayant entre temps été mis en examen pour complicité d'assassinat. Les enquêteurs essaient de "replonger dans ces affaires pour savoir s'il y a un lien" avec son agression, a-t-on ajouté de source judiciaire.
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