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PARIS, 24 avr 2008 (AFP) - Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi qu'il était "en train d'étudier" une demande de grâce présentée par l'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani, dont la condamnation à de la prison ferme dans deux affaires de corruption est devenue définitive en mars.
"Il m'a été soumis un dossier, je suis en train de l'étudier, d'y réfléchir, de peser le pour et le contre et je ferai connaître la décision", a déclaré le président de la République, tout en exprimant des réserves sur cette demande. "On me demande de rayer d'un trait de plume ce que la justice vient de décider, c'est pas rien! Je suis quand même pas très enthousiaste sur l'idée du droit de grâce", a-t-il poursuivi. En rejetant le 19 mars les pourvois qu'il avait formés, la Cour de cassation a rendu définitive la double condamnation à de la prison ferme (un et trois ans) infligée à M. Marchiani pour avoir perçu des commissions occultes dans deux affaires d'attribution de marchés. Me Jacques Tremolet de Villers, avocat de M. Marchiani, avait annoncé, le 19 mars, que son client allait "faire un recours en grâce" auprès du chef de 'Etat, expliquant qu'il "n'imaginait pas que le préfet Marchiani, compte tenu de tous les services qu'il a rendus, puisse passer un seul jour en prison". L'ex-député européen, proche de Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur en 1986-88 et 1993-95, a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés. Après la décision de la Cour de cassation, il revenait au parquet général de mettre à exécution la peine de prison. Une porte-parole du parquet général avait déclaré le 19 mars que cela devrait prendre plusieurs semaines, en raison de formalités administratives.
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