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PARIS, 3 avr 2008 (AFP) - L'avocat général a demandé jeudi à la cour d'appel de Paris de confirmer la condamnation de l'ex-secrétaire d'Etat UMP Pierre Bédier, soupçonné d'avoir favorisé certaines sociétés lors d'attribution de marchés publics lorsqu'il était maire de Mantes-la-Jolie.
En décembre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé Pierre Bédier, maire de Mantes-la-Jolie entre 1995 et 2005 et actuellement président du conseil général des Yvelines, coupable de "corruption passive" et de "recel d'abus de biens sociaux" et l'avait condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et trois ans de privation des droits civiques. L'avocat général Denys Millet a également requis la confirmation des peines de Jacques Masdeu-Arus, maire de Poissy depuis 1983, et de son ancien adjoint, Gilles Forray. En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à deux et trois ans de prison avec sursis, 150.000 euros d'amende, ainsi que cinq ans de privation des droits civiques. Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir octroyé un certain nombre de marchés publics aux sociétés de nettoyage de Michel Delfau, aujourd'hui décédé, en échange de contreparties: enveloppes d'espèces pour tous les trois et autres avantages comme les services d'une femme de ménage pour Masdeu-Arus de 1996 à 2002 ou un appartement à Marrakech pour Forray. En revanche, M. Millet a demandé à la 9e chambre de la cour de diminuer la peine de Jean-Pierre Pecriaux, un expert-comptable soupçonné d'avoir couvert les manipulations comptables de Delfau. En première instance, il avait été condamné à dix mois avec sursis. La cour entendra les plaidoiries de la défense vendredi, avant de mettre sa décision en délibéré.
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